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NON-VIOLENCE ENVERS LES AUTRES  Importance de l’Education

                                                

RÉSUMÉ

« La non-violence avec les autres : importance de l’éducation » c’est dès le plus jeune âge que l’expérience d’un amour sans laxisme, l’exemple des adultes, le dialogue, l’ouverture au monde, préparent l’enfant à une bonne communication avec les autres, au respect des règles qui facilitent la vie en société, à des réactions saines face aux conflits. Le respect du Divin en chacun, qui est d’abord le respect de la valeur humaine de chacun, sert de fondation au sentiment de solidarité qui se développera au rythme de l’enfant.

EXPOSÉ

Force est de  constater l’importance des problèmes de violence sur tous les continents. Des prises de conscience ont entraîné la mise en place d’outils de réflexion dans de nombreux pays pour chercher les solutions aux différentes formes de violence qui inquiètent nos contemporains – Pour cela, en France par exemple les municipalités s’accompagnent de plus en plus de sociologues – . Bien sûr ce travail est indispensable mais pas suffisant. C’est dès le plus jeune âge au sein de la famille et de son environnement immédiat, que l’enfant intègrera l’attitude violente ou non-violente qu’il manifestera plus tard au cours de son existence d’adolescent et d’adulte, favorisant ou perturbant l’harmonie sociale.

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, venu pour faire régner plus d’Amour sur la Terre, nous apporte une aide précieuse par son exemple et son Enseignement. La Religion Aumiste aborde ce délicat problème de la violence et propose des réponses efficientes pour faire d’un enfant un adulte pleinement responsable et facteur de paix.

Nous verrons au cours de cet exposé :

I – LA NECESSITE D’UNE NON-VIOLENCE BIEN COMPRISE ENVERS LES ENFANTS

II – LA NECESSITE DE L’EXEMPLE DES PARENTS ET DU DIALOGUE

III – LA NECESSITE DE L’ OUVERTURE AUX AUTRES

Il n’est pas facile d’être parent, métier que l’on n’apprend pas à l’école: nous devenons parents avec notre histoire qui peut comporter des blessures, des failles, des manques. Mais, quel que soit notre passé, nous pouvons travailler à devenir meilleurs pour accompagner nos enfants le mieux possible. En effet, sans attendre d’être parfait, il s’agit de prendre conscience des comportements qui pourraient nuire à nos enfants et de s’attacher à les corriger. Il n’est pas  besoin d’avoir une immense fortune ou d’être d’un rang social prestigieux pour faire face à ses responsabilités d’éducateur. L’important est de créer dès le départ un climat de confiance  car l’expérience vécue par l’enfant le marquera sa vie durant.

Dans « Le Yoga de la vie pratique », l’un de ses premiers livres, le Seigneur HAMSAH MANARAH explique : « Le psychisme des enfants est comparable à la fois à la pellicule utilisée en photographie ainsi qu’un ruban d’un magnétophone. Il enregistre et emmagasine tout ce qu’il voit et entend. Toute image, toute pensée toute idée l’impressionne, s’enregistre, laisse des traces dans son inconscient. C’est ainsi que les premières impressions forment le soubassement de sa personnalité, conditionne son avenir ». (p. 268)

Un enfant  maltraité vit dès le départ dans un monde hostile et s’il accumule des sentiments d’angoisse, d’injustice, de révolte, de rancune, il court plus qu’un autre le risque de devenir violent.

« Les parents, dit le Seigneur HAMSAH MANARAH, devront respecter leur progéniture et s’abstiendront de tout acte de cruauté, de sadisme à leur égard. » (Le Yoga de la vie pratique  p. 269) 

En assurant  à l’enfant la vie la plus saine possible, un emploi du temps équilibré respectant ses besoins en nourriture,  en sommeil, et les rythmes de son âge pour les apprentissages, les parents font preuve de respect envers l’enfant. En acceptant l’enfant tel qu’il est avec ses qualités à développer et ses défauts à dépasser, ses goûts personnels, son originalité, les parents lui assurent la sécurité affective, la confiance en soi qui favorisent une bonne relation avec les autres. Le dévaloriser systématiquement, le culpabiliser, l’obliger à rentrer dans un moule, revient à  lui faire violence et  à  briser son enthousiasme, à provoquer son agressivité. Méfions-nous aussi de la possessivité qui emprisonne l’enfant. « Les enfants doivent évoluer vers leur propre destin, dit Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH. Nous leur avons permis d’avoir un véhicule de chair mais ils ne sont pas nos biens. » (L’Aumisme, (La Doctrine de l’Age d’Or p.237 ) 

Kalil Gibran écrit dans « Le Prophète » : « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. »

Cette non-violence éducative n’a rien à voir avec le laxisme qui marque la démission des parents. L’amour lucide  développe la force de l’enfant, le courage, la volonté, la ténacité qui l’aideront à affronter les épreuves de la vie. Notons que souvent,  c’est la faiblesse qui engendre l’agressivité.

Le Seigneur HAMSAH MANARAH insiste: « N’oubliez pas de faire remarquer  à l’enfant qu’il doit exiger beaucoup de lui-même. La sagesse des Nations ne dit-elle pas « aide-toi, le ciel t’aidera! » (Le Yoga de la Vie Pratique 270) Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH souligne les méfaits du laxisme qui supprime les règles et limites nécessaires à la vie sociale, en citant avec humour les conseils donnés par la police de Seatle aux U.S.A sous le titre : « Comment faire de vos enfants de bons délinquants » Le texte commence ainsi : « Dès l’enfance, donnez à l’enfant tout ce qu’il désire. Il grandira ainsi en pensant que le monde entier lui doit tout ! »  (Le Yoga de l’Amour dans la Force p.241)

Les parents et éducateurs ont la tâche difficile de chercher dès le départ un équilibre entre non-violence et fermeté pour  aider l’enfant  à se structurer dans la confiance. Mais leur rôle ne s’arrête pas là: ils sont les premiers modèles de leur progéniture.

II – LA NECESSITE DE L’EXEMPLE DES PARENTS ET DU DIALOGUE

1) L’exemple

Le Seigneur HAMSAH MANARAH affirme: « L’exemple est la plus persuasive des éloquences ». (Le Yoga de l’Amour dans la Force p.243)

En effet, les adultes qui se bornent à appliquer la méthode du « faites ce que je dis et non ce que je fais » oublient qu’avant tout l’enfant les imite. Si leur discours moralisant est en contradiction avec leur comportement, ils essuieront tôt ou tard les reproches, voire le mépris de ceux à qui ils croyaient inculquer des valeurs sans les mettre en pratique. Le bon exemple  des adultes à tous les niveaux de la société manque cruellement à l’heure actuelle et explique en partie la dérive d’une jeunesse qui a besoin de guides dignes d’estime. Evidemment, donner l’exemple  coûte plus d’efforts que faire des discours. Cela suppose une forte implication des parents et éducateurs qui ont à se transformer, à  progresser. Les techniques de travail sur soi proposées dans les ouvrages de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, permettant de se voir tel qu’on est, de couper avec le passé, de maîtriser ses émotions, peuvent contribuer à « l’auto-éducation » des parents et leur offrir la possibilité  de prendre un nouveau départ. Pour maintenir un climat paisible au sein de la famille, les parents s’efforceront d’abord de combattre ce qui peut engendrer des réactions violentes physiques, verbales ou simplement mentales: l’impatience, l’intolérance, la colère, la jalousie, le désir de vengeance, le goût du pouvoir, la focalisation sur les défauts d’autrui.

Le Seigneur HAMSAH MANARAH écrit : « La haine entre les parents rejaillit sur les enfants qui prennent le virus de la haine parentale pour le transmettre aux générations de l’avenir par un mauvais exemple dès l’enfance » (Vers un Age d’Or d’Unité p.179)

Il est important que l’adulte sache mettre en pratique les valeurs qu’il souhaite inculquer à l’enfant :

– A quoi sert de prêcher le respect des animaux si on chasse à coups de balai le chien qui pose des pattes boueuses sur le carrelage tout propre ? 
– A quoi sert de faire la leçon  à un petit bagarreur si l’instant d’après on se montre prêt à en venir aux mains avec un conducteur qui a effleuré notre pare-choc ?
– A quoi sert de pontifier sur les Droits de l’homme si on fait la moue devant le petit copain immigré que son fils amène à la maison ?

Le meilleur moyen de transmettre à l’enfant les valeurs qui font contrepoids à la violence, c’est de les vivre à ses côtés: ainsi, en excluant ni en parole ni en acte ceux qui sont différents par la culture, la religion, le sexe, la race, l’âge, le handicap, le choix de vie etc.

Le Seigneur HAMSAH MANARAH nous dit : « Avoir de quoi s’habiller et se nourrir, de quoi élever ses enfants et leur assurer un avenir meilleur est une noble et saine ambition. Les éduquer dans le sens de la tolérance, du respect de chacun, de l’amour vrai et de l’entraide, c’est leur donner le caractère qui rendra la société meilleure » (Vers un Age d’Or d’Unité p.143)

Par exemple, les enfants aumistes élevés dans le respect du Divin présent en chacun, sont espiègles comme tous les enfants, mais ne sont pas racistes et respectent toutes les religions. C’est simplement dû à l’exemple des parents car il n’y a ni école ni catéchisme aumiste.

2) Le dialogue

Si l’enfant voit une cohérence entre les principes et  les comportements des adultes, il éprouve de l’estime et de la confiance : cela favorise le dialogue.  Il est important de donner la possibilité  à chaque enfant d’exprimer son avis, ses sentiments. L’écouter, lui faire entendre d’autres points de vue, c’est lui prouver qu’on s’intéresse à lui, qu’il a sa place. Les conflits qui surgissent au sein de la famille, de la fratrie, peuvent être ainsi plus facilement régulés.

Le dialogue  permet  d’aider l’enfant à faire face à la violence omniprésente dans notre société :

– les événements familiaux (divorce, maltraitance insoupçonnée);  
– les phénomènes de société (exclusions, délinquance, agressions, crimes);
– les  violences à la télévision etc.

Le dialogue permet d’aider l’enfant à faire face à la violence physique et mentale qui le touche directement, qu’il en soit le témoin, l’auteur ou la victime, par exemple à l’école ou dans la rue :

– si l’enfant est la victime, les parents lui apprendront  à pardonner, à se réconcilier mais  à savoir se défendre  la prochaine fois;
– s’il est l’agresseur, ils lui apprendront à reconnaître ses torts, à voir en face sa propre violence, à se pardonner à lui-même, à demander pardon, à réparer, à ne pas recommencer.

Dans tous les cas, les éducateurs peuvent proposer aux filles et aux garçons  la pratique d’un sport, d’un art martial, pour développer la confiance en soi et à transmuter l’ agressivité.

Progressivement,  les parents peuvent aussi enseigner à leur enfant des attitudes mentales bénéfiques pour lui et son entourage : ils apprendront ainsi peu à peu à cultiver des pensées positives, des pensées d’amour ; et à respecter le Divin en lui-même et dans les autres.

La relation avec un adolescent est facilitée si l’habitude du dialogue est prise très tôt avec les adultes, en maintenant l’écoute et le dialogue, les parents aident leurs enfants à traverser les crises. Même si des réponses précises ne peuvent être trouvées aux problèmes rencontrés, même si la souffrance est parfois inévitable, la présence, l’ouverture d’esprit des parents, leur amour, préserve des secousses trop violentes.

III –  LA NECESSITE DE L’OUVERTURE AUX AUTRES

La non-violence se développe à travers notre communication avec les autres, les enfants, les collègues, les amis, les voisins.

L’ouverture aux autres débute dans la famille ou le premier apprentissage se fait entre frères et sœurs : apprendre à respecter les différences de sexe, d’âge, de caractères, de capacités physiques et intellectuelles, apprendre à accepter les qualités, les défauts de l’autre.

Par exemple, si un enfant, qui travaille très bien à l’école écrase son frère qui, lui, a des difficultés scolaires, il pourra entraîner une réaction agressive. Si, au contraire, il le respecte et l’aide, il entraînera une réaction d’amour. C’est aussi dans la famille que s’apprennent la politesse de cœur, la courtoisie et le tact qui expriment l’attention à l’autre.

Le Seigneur nous dit (Yoga de la Vie Pratique p.178) : « La politesse ne doit pas se confondre avec l’affectation et le cabotinage, elle exige le naturel, la simplicité, la modestie, c’est un facteur de succès qu’il ne faut pas négliger. »

Par exemple un adolescent qui voudra prendre la place de son frère ou de sa sœur devant l’ordinateur familial en le poussant entraînera une dispute à coup sûr, si il demande poliment, cela aboutira probablement à une négociation. L’expérience du respect mutuel dans la famille favorise une bonne relation aux autres dans la Société. Car, ne l’oublions pas, le rôle des parents et des éducateurs est aussi d’aider l’enfant à sortir de la famille. A l’extérieur, l’école joue un rôle privilégié dans l’ouverture aux autres en rassemblant des enfants de toutes races, de toutes classes, de toutes religions, de toutes opinions, de tous caractères, c’est pourquoi il n’y a pas d’école aumiste. Tout ce qui met l’enfant en contact avec différentes visions du monde est un enrichissement indispensable qui génère la non-violence,

Que ce soit :

– par des lectures diverses
– par des les films et des reportages
– par certaines émissions télévisées

Les échanges, les rencontres, les points de vues contradictoires, l’apprentissage des langues, les voyages, si les moyens le permettent aident à dépasser les peurs et les incompréhensions qui sont source de violence. Il s’agit d’apporter à l’enfant le meilleur bagage possible pour qu’il devienne un facteur de Paix.

En conclusion : je vous lirai cette citation du Seigneur HAMSAH MANARAH (Yoga de la vie pratique p 277)

« Préparez vos enfants à devenir des chevaliers de la Paix Universelle, cela suppose : La culture de la non violence, l’absence de racisme, de la sympathie pour toutes les nations, le respect de toutes les croyances et religions, la plus grande tolérance, l’Amour Universel. »

Bibliographie :

– Ouvrages de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH