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LE RESPECT DES DIFFERENTES RELIGIONS DANS LA VIE DES AUMISTES

 

Cette conférence a pour thème le respect que les Aumistes accordent à toutes les religions. En effet, « être Aumiste, c’est développer le sentiment de l’Unité et de l’Universalité, c’est aimer fidèlement son pays sans oublier d’être un citoyen du Monde et de l’Univers. » ([1] )

Nous pensons qu’à partir du moment où les regards sont tournés vers le même but, les oppositions s’effacent et les forces se conjuguent pour résoudre les problèmes et susciter des rapports nouveaux. C’est ainsi que les nombreux problèmes et débats actuels qui agitent nos sociétés peuvent trouver une heureuse solution.

Nous aborderons :

– premièrement l’Unité des Visages de Dieu et le respect des religions,

– deuxièmement le respect de la liberté religieuse pour chacun

– troisièmement le respect des religions et les pratiques spirituelles dans l’Aumisme.

 

I – L’UNITE DES VISAGES DE DIEU ET LE RESPECT DES RELIGIONS

 

L’Aumisme a un seul dogme qui est l’Unité des Visages de Dieu. Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH écrit à ce propos : « Nous enseignons depuis toujours cette Unité fondamentale du Divin : Vénérer Dieu sous des différents Noms et Aspects est un signe d’ouverture d’esprit, de cœur, et ne peut qu’enrichir notre expérience spirituelle. » (Le Yoga de la Divinisation).

Vénérer le Dieu Un à travers Ses différents Visages aide les hommes à évoluer vers la paix. Pour l’Aumisme, toutes les religions méritent d’être étudiées parce qu’elles ont pour vocation d’offrir des valeurs morales à notre humanité. Elles offrent aussi un enseignement pour parvenir à l’absolu. Cette approche universaliste des religions a été prônée à toutes les époques par les plus grands Sages montrant le chemin de la cohabitation et de la prière commune. Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH en fait une démonstration convaincante. Tous les croyants ont leurs obligations et commandements. Les mystiques qui s’engagent dans la voie de la réalisation spirituelle expérimentent différents moyens pour prier, dépasser les limitations du monde phénoménal, développer leurs facultés. L’essentiel est de parvenir à cette connaissance : nous ne sommes pas séparés de Dieu et le Divin est en permanence dans l’homme.

Le cheminement du mystique est une des plus belle formes d’apprentissage du respect parce qu’il situe l’homme dans les niveaux supérieurs de la Création avec ce que cela implique comme devoirs pour lui-même et pour autrui. C’est une révélation de sa propre richesse, de sa complexité. Il est démontré que l’homme n’utilise qu’une infime partie de ses capacités alors qu’il dispose de trésors inexplorés.

Comme nous l’avons constaté au cours de la visite du Mandarom commentée hier matin, les Statues et les Temples des différentes religions se côtoient en parfaite harmonie. Les visiteurs sont en général fort intéressés par ce spectacle unique au monde. Ce tableau architectural qui s’offre à la vue tout en séduisant les cœurs est la démonstration concrète du respect des religions cher aux Aumistes.

Ces constructions ont été l’occasion de parfaire leurs connaissances sur les textes religieux mais aussi l’histoire, l’architecture, les arts en général. En 1989, pour les moines résidant au monastère ou pour les membres externes, participer à la maçonnerie, la ferronnerie, la peinture de la Mosquée, du Temple hindou, du Temple juif, au-delà d’une conviction intellectuelle, c’était une action concrète et simplement logique de bâtir des lieux de prière qui honorent Dieu et Ses différents Messages.

Ces expériences sont inestimables parce qu’elles s’accompagnaient d’une remise en question d’idées préconçues, d’un bouleversement de valeurs déformées par le prisme d’une éducation religieuse incomplète et superficielle. C’était aussi surmonter des sentiments, des états d’âme confrontés à un « inconnu », un « différent » susceptible d’élargir notre univers familier. Nous constatons que parfois la peur de « l’étranger » donne lieu à des excès regrettables. C’est l’irrespect qui bafoue l’homme dans ses idéaux au plus profond de son âme.

Parallèlement et heureusement des livres et des journaux étudiant les religions sont proposés au public pour satisfaire le besoin de comprendre des civilisations, des peuples difficiles d’accès. Ces publications contribuent à un effort collectif de respect d’autrui dans ses coutumes, sa pratique religieuse. Elles créent un courant qui unit les hommes par la prise de conscience que la religion, au-delà des interprétations, est une composante essentielle de ces efforts vers l’Unité qui amène au respect de l’autre. L’étude attentive des textes sacrés de toutes les religions sert de façon positive à trouver les points de rencontre sur l’Essentiel. « Quel que soit le nom donné à la Conscience Transcendante, elle demeure la même » ([2].)

Nous approfondissons notre religion par la découverte des autres religions parce que la lumière jaillit souvent quand nous abordons un sujet sous un angle nouveau dans des conditions inattendues. Cette invitation à la Sagesse antique « Connais-toi toi-même et tu connaîtras les dieux et l’univers » est le deuxième aspect de la connaissance dont la valeur ne s’est jamais démentie au fur et à mesure que les valeurs civilisatrices de nos sociétés se sont affirmées. Façonner l’âme tout en façonnant l’intellect sont les deux ingrédients indispensables à la formation et à l’éducation des individus qui conduisent à se respecter et à respecter autrui.

Le Temple Pyramide est le projet architectural cher aux aumistes puisque, après la construction des Temples des principales religions, ce Temple Pyramide réunit les caractéristiques des grands édifices religieux : pyramides égyptiennes et précolombiennes de l’Amérique centrale, Temple de Salomon et de l’Antiquité grecque, basiliques et mosquées.

« Le Temple Pyramide de l’Unité accueillera tous ceux, croyants ou non, qui aspirent à voir régner l’harmonie et la fraternité dans le monde. Chacun pourra se recueillir dans ce Temple de l’Unité où toutes les religions seront représentées ». ([3]) Grâce à son symbolisme et à son architecture, ce Temple Pyramide de l’Unité harmonise les relations de l’homme avec son cadre de vie. Il le réintègre au sein et au sommet de la pyramide évolutive avec les règnes animaux, végétaux et minéraux en soubassement. Le règne humain agit avec le partage des prières et, par la bonne gestion des ressources naturelles, il donne l’exemple des efforts pour remonter à Dieu. Le Temple Pyramide exprimera donc le respect de son Dieu intérieur, le Dieu présent en chacun et le Dieu omniprésent dans le cosmos entier.

 

II – LE RESPECT DE LA LIBERTE RELIGIEUSE POUR CHACUN

 

« L’Aumiste vit sa foi sans l’imposer aux autres ».Chacun peut avoir sa pratique religieuse : respecter les religions dans leur ensemble n’empêche pas de prier un aspect du Divin qui correspond le mieux à ses besoins : le Christ, Allah, le Bouddha… Les religions sont des chemins qui permettent d’accéder à la Divinité par la prière, les œuvres, les méthodes de purification. Sur l’essentiel elles présentent beaucoup de points communs. Un chercheur qui vient à l’Aumisme n’est pas tenu de renoncer à sa religion d’origine. Non seulement il est libre de fréquenter le lieu de culte qui lui plait mais il est encouragé à s’intéresser aux autres religions dans leur diversité. On peut aussi être athée  et suivre un cheminement proche de la spiritualité dans la mesure où il vise l’épanouissement de l’être et une harmonie dans la société

Des visiteurs de toutes les origines viennent dans le monastère pour découvrir l’Aumisme, demander des conseils, se familiariser avec des traditions éloignées des leurs. Les échanges sont à double sens et sources de connaissances.

Un yogi réputé, Balyogi Premvarni, témoigne : « Comme je ressens un rapport très étroit et très particulier entre les Alpes et ma propre demeure, les Himalayas, j’ai été très à l’aise et heureux durant mon séjour ici. J’ai été aussi très satisfait de voir comment le Seigneur Hamsah Manarah a si bien réussi à exprimer la synthèse et l’essence de tant de religions et traditions du monde dans ce centre de Lumière et de Sagesse du Lotus d’Or ».([4]) Balyogi Premvarni avait répondu favorablement à une invitation du Seigneur Hamsah Manarah. Ensemble ils avaient pratiqué le Yoga dans les Himalayas. Sa Sainteté a par ailleurs visité la plupart des grands Lieux Saints tout en expérimentant les différentes voies spirituelles auprès de Grands Maîtres. C’est cette somme d’expériences, cette vision spirituelle qui ont été matérialisées dans la Cité Sainte de Mandarom Shambhasalem et dont l’œuvre écrite de Sa Sainteté expose la philosophie. Le Seigneur était à l’aise dans toutes les traditions mais Il ne voulait pas se laisser enfermer dans un cadre limité à une seule religion. Il a donc fondé la religion aumiste « qui va au-delà des dogmes et des rites, parce qu’elle finira par relier entre eux des êtres nés dans des traditions, des cultures, des philosophies et des religions différentes » ([5].)

Pourquoi compartimenter, opposer des croyances, des religions qui se sont mutuellement influencées ? Le Christianisme et l’Islam n’auraient pas pu voir le jour sans le Judaïsme. La culture grecque a enrichi la philosophie et la pensée des trois religions monothéistes. Les rites initiatiques autour des « Mystères » de l’Antiquité grecque, orientale et égyptienne sont les références auxquelles se sont reliées nombre de corporations et de groupements initiatiques occidentaux tout au long du deuxième millénaire. Pouvons-nous imaginer le Bouddhisme naître en dehors de l’Hindouisme ? Quant aux peuples premiers dans leurs cultes et croyances hors du temps, ils nous ramènent aux fondamentaux du respect de son semblable, de la nature et de la Source de la vie. A propos de Claude Levi-Strauss nous avons pu lire cet hiver : « le plus fondamental de ses apports se dit d’un mot : la rencontre de l’autre, de celui qui semble si différent, inassimilable, est la plus grande des chances, un trésor inépuisable » (Libération 4-11-2009 p. 2)

 

 

III – RESPECT DES RELIGIONS ET PRATIQUES SPIRITUELLES DANS L’AUMISME

 

Les touristes qui visitent le monastère nous demandent souvent comment nous prions pour célébrer Dieu quel que soit le Nom qu’on lui donne.

– Nous prions ensemble dans le temple, aux heures régulières qu’implique la discipline monacale, comme dans les monastères de toutes les Traditions. Les membres externes qui viennent selon leurs possibilités se joignent à nous. Nous prions individuellement en silence. Et nous prions chaque jour dans un temple différent : un jour dans la Mosquée, le lendemain autour de la statue du Christ, le surlendemain au Temple d’Or pour le Judaïsme puis autour du Bouddha, dans le Temple de Kalki pour l’hindouisme etc.

– Concernant les Fêtes religieuses, elles nous permettent de prier dans un esprit universaliste mais en unité avec les croyants des différentes Traditions. A titre d’exemple, durant les Fêtes de Pâques et de Noël, nous prions plus particulièrement le Christ. Le Wesak, en mai, est consacré au Bouddha… L’Aumisme, en tant que religion de Synthèse, se fête à la pleine lune de juin et à la pleine lune d’octobre nous fêtons le Seigneur Hamsah Manarah Hiérokarantine qui incarne l’Energie d’Unité et de Paix devant se perpétuer à travers différentes Incarnations du Divin.

La Cité Sainte de Mandarom Shambhasalem est une Centrale d’énergie réservée à la prière pour favoriser le rapprochement des religions et célébrer l’Unité des Visages de Dieu. « L’Aumiste a à cœur de célébrer et d’honorer les différents visages de Dieu(…) afin de renforcer son Unité et son Amour universel. Le respect dû à chaque Visage de Dieu ne doit pas faire oublier que Dieu est UN et qu’Il a autant de Noms que le soleil a de rayons » ([6].) Il faut retrouver cette unité dans la multiplicité pour accéder à la paix religieuse.

– La répétition du Son OM est donc la prière de base  dans l’aumisme. Le symbole aumiste de l’Hexamide qui vous a été présenté hier montre que les différentes religions ont une origine commune : le Verbe Créateur OM. C’est le Son Mère de tous les Sons qui met en communion avec le Divin, avec l’Unité de Dieu à l’origine de toutes les Religions. Cette prière guérit les plaies des guerres, elle encourage le pardon et la concorde entre les hommes.

– Nous avons aussi fait ensemble ce matin une des Méditations Triomphantes proposées par le Seigneur HAMSAH MANARAH, la Méditation sur l’Unité des religions permettant  d’aller au-delà des sectarismes religieux et de cheminer vers l’Unité au-delà des différences en pensant fortement:

« Je respecte et aime les pèlerins de toutes les traditions quelle que soit leur manière de chercher Dieu ».[7]

– Ceux qui le souhaitent peuvent venir prier avec nous : la journée « rencontre spirituelle » au Mandarom est, réservée dans le mois à l’accueil des visiteurs désireux de mieux nous connaître.

Cette journée propose une visite approfondie du monastère, un échange avec des membres de la Communauté, il y a aussi un repas végétarien et des chants aumistes. Cette journée très dense permet d’approcher l’Aumisme et la vie monastique du Mandarom où sont respectées les différentes Traditions. Et surtout, elle permet aux visiteurs de participer à un Culte public avec une méditation aumiste qui célèbre Dieu sous les différents noms que Lui donnent les religions. On chante par exemple au début « Om Christum, Om Bouddha Om, Om Allah om, Om Yavhe Om, Om Deum… ». Cette méditation, favorisant pour chacun le développement de l’Amour et de la Connaissance, permet de cheminer vers l’identification au Divin présent en chacun, quelle que soit sa religion.

 

EN CONCLUSION :

 

Nous avons pu constater que le respect des religions dans la vie des Aumistes n’est pas un respect teinté de crainte, de contrainte, distancié mais bien un respect doublé d’une vénération sincère. Ils respectent leur Maître Spirituel et l’honorent, ils respectent aussi les grands Sages du passé et du présent et toutes les Traditions et toutes les croyances.

Sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah est le Fondateur de l’Aumisme, Religion Universelle, Religion de l’Unité des Visages de Dieu fusionnés dans le Messie de Synthèse. Il est le grand Pontife qui relie les Traditions de l’Orient et de l’Occident, les civilisations et les humains. Il vient pour toutes les religions, pour les unir dans la Nouvelle Alliance du AUM. Ce Messager correspond au besoin croissant de notre humanité de transcender les frontières, de développer une solidarité prenant en compte l’intérêt général où la résolution des tensions religieuses est un des enjeux majeurs pour l’avenir des jeunes générations.

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[1] L’Aumisme, Doctrine de l’Age d’Or p. 43

[2] Yoga et Sagesse p. 264

[3] Le Livre des Sacrements p. 171

[4] Périple d’un Yogi et Initié d’Occident p.151

[5] Idem p. 18

[6] Le Livre des Sacrements de l’Aumisme p. 19

[7] Le Flambeau d’Unité p 421