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CONSTRUIRE LA PAIX DANS SA VIE QUOTIDIENNE

Le monde souffre de sa propre violence, il doit apprendre la paix. L’urgence est telle qu’on ne peut plus dire : « Ca doit changer !» C’est à chacun d’apporter directement sa contribution à la paix. Cette phrase de Gandhi est tout à fait d’actualité : « Vous devez être le changement que vous désirez voir en ce monde. »

Disons-le tout de suite : il n’est pas question de nier l’importance des décisions et des actions collectives nécessaires à un changement global au niveau des structures. Mais il faut bien comprendre que chacun doit individuellement contribuer à l’évolution collective sans en remettre systématiquement la responsabilité sur les autres. Dans l’acte constitutif de l’Unesco, il est dit : « Les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. » Et c’est à chaque instant que nous devons commencer à élever dans notre esprit les défenses de la paix.

En ce 3ème millénaire, Le Seigneur HAMSAH MANARAH a fondé la religion aumiste, qui propose des réponses face aux interrogations d’un monde en mutation et qui aide chacun à être un acteur de la paix dans sa vie quotidienne, quel que soit son cheminement personnel. L’Enseignement de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, en effet, n’établit pas de ségrégation entre croyants et athées, hommes et femmes de toutes races car le Divin est présent en chacun : «Vous avez le droit de nier l’existence de Dieu mais vous avez le devoir de vous transformer, de vous améliorer pour le bonheur du monde.» [1]

C’est pour l’humanité entière que le MESSIE S’est incarné, qu’Il a oeuvré dans le visible et l’invisible afin que chacun désormais soit libre de choisir la voie de l’Unité, source d’un bonheur véritable. Il nous guide vers l’autonomie : « Je vous indique le chemin mais ne puis le prendre à votre place. Ne refusez pas l’effort à accomplir. » [2]

C’est donc à chacun de se prendre en charge, de saisir sa chance d’entrer dans l’Ere de la paix face au choix qui se présente dans toutes les circonstances du quotidien :

– pour ou contre la haine et le mépris.

– pour ou contre la bienveillance et le respect des différences.

Dans les conjonctures actuelles, nous prenons conscience que nous sommes tous marins du même navire, que si une frange de l’humanité est en difficulté, les autres en subissent les conséquences. Nous sommes responsables non seulement de notre devenir mais aussi de celui de la planète. C’est ensemble que nous devons redresser la barre.

Pour terminer ce colloque, nous aborderons donc dans cet exposé trois points que nous pouvons tous mettre en pratique quotidiennement :

1° – Nous pouvons créer un climat de paix autour de nous.

2 ° – Nous pouvons éduquer les nouvelles générations à la paix

3° – Et nous pouvons aider l’humanité par nos pensées de paix.

I – COMMENT CREER UN CLIMAT DE PAIX AUTOUR DE SOI

 

« Si vous pensez mal, dit Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, vous agirez mal, si vous agissez mal, vous perpétuerez les guerres, si les guerres se perpétuent, vous accroîtrez le malheur de votre planète.» [3] Pour contribuer à la paix, nous avons vu au cours de ce colloque la nécessité de poser des actes dans le sens de la solidarité, de la justice, de la réconciliation envers les hommes et la nature. Tout cela va de pair avec une manière de penser positive. Ce n’est pas un optimisme béat. C’est la capacité de voir à l’oeuvre les forces de vie au-delà des difficultés quotidiennes et des imperfections de chacun.

Le choix des pensées

Que se passe-t-il si nous ne posons pas sur nous-mêmes un regard positif, c’est à dire confiant dans notre capacité de progresser ?

– Nous ne voyons plus que nos travers. Nous finissons par rejeter certains aspects de nous-mêmes.

– Ce conflit nous prive de la paix intérieure et détériore nos relations car nous projetons chez l’autre ce que nous rejetons en nous-mêmes.

Que se passe-t-il si nous enfermons des personnes de notre entourage dans un regard négatif ?

– Nous alourdissons notre mental par de mauvaises pensées.

– Si le mal que nous voyons est réel, la focalisation de nos pensées l’entretient.

– Si c’est notre imagination qui projette le mal en l’autre, elle entraîne l’individu à réagir avec rancune ou parfois à se conformer à l’idée qu’on se fait de lui.

Au final, nous freinons à la fois notre propre évolution et celle d’autrui, nous nous rendons malheureux, et nous alimentons le fleuve collectif de la discorde Pour être en paix avec soi-même et avec les autres, il faut donc cultiver une attitude positive, envers soi et son entourage. Il faut accepter, puis transformer ce qui demande à être amélioré. Et surtout, il faut rester centré sur ses qualités, ses aspirations les plus nobles, sur le Divin présent en soi comme en chacun. Ce n’est pas facile car il y a en nous des obstacles parfois bien enracinés… Mais si l’on persévère, cette attitude constructive développe l’estime de soi, la confiance qui permet de cultiver la bienveillance dont le Seigneur dit qu’elle est un « devoir social. » 

Il est alors possible de vivre en paix avec notre entourage :

– de prendre de la distance par rapport à l’opinion d’autrui, ne pas attacher d’importance aux critiques malveillantes tout en sachant reconnaître ce qui peut nous faire progresser ;

– de développer la tolérance : s’efforcer de tolérer déjà 3 défauts chez ceux qui nous entourent ! 

– d’apprendre à pardonner, ce qui  a été développé dans l’exposé sur la réconciliation.

Bien sûr, on ne change pas complètement sa manière de penser du jour au lendemain ! C’est le fruit d’un entraînement quotidien au cours duquel le Seigneur nous aide avec patience et amour. Des pensées malveillantes nous échappent-elles ? Il nous donne le moyen de les neutraliser : « Rétablissez l’équilibre en construisant de meilleures pensées et en les répandant à l’infini. » [4]

Nous arrive-t-il de rechuter, de nous décourager ? Il nous rend confiance : « Dieu jamais ne t’abandonne, Dieu ne compte pas tes chutes pourvu que tu te relèves. » [5]

Il nous incite aussi à élever nos pensées sur la Voie de la Compassion en nous donnant l’exemple sublime de l’Etre Réalisé, fusionné en Dieu : « L’homme de Compassion craint plus les effets du mal pour ceux qui le font, que pour lui-même. » [6] Cela parce que la haine cause le malheur de celui qui la cultive – de même que l’amour crée les conditions du bonheur.    

La prière du OM

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH nous offre un outil extraordinaire : le OM, prière de la paix. C’est le premier Nom de Dieu, le Verbe de l’Unité.

« Le Son OM est le Nom Divin, c’est le Son le plus puissant, il est le symbole de la réalité suprême. C’est pourquoi « chanter le OM est un immense privilège » [7] Les bienfaits du OM sont offerts à tous : « Même si vous ne croyez pas en Dieu au début, dit le Seigneur, testez-en les miraculeux effets… » [8] Mais pour tout le monde il y a une condition incontournable : le Son OM doit être répété uniquement avec des intentions bienveillantes.

– Répéter le OM, c’est déverser un déluge de graines de Lumière. C’est participer à l’anéantissement du « monstre collectif de la haine. »

Rappelons que celui qui prie pour la paix, le bonheur d’autrui, construit sa paix intérieure et son propre bonheur.

– De plus, pour ceux qui veulent accélérer leur transformation intérieure, le Son OM permet de nettoyer les énergies négatives accumulées de vie en vie par chaque individu et qui l’empêchent d’évoluer : « En chaque être il existe : la négativité ; la crainte, la peur ; le pessimisme ; l’esprit « tamasique » rejetant tout effort ; le sentiment de culpabilité, d’autopunition et d’autodestruction ; l’attachement au passé et aux souvenirs ; l’attachement à la souffrance et au karma etc. » [9] Cette cristallisation d’énergie néfastes se situe sous nos pieds (le « double des profondeurs ») et au-dessus de nos têtes (le « double aérien » contenant les mémoires de l’âme depuis sa création.)      Envoyer la lumière blanche du OM dans ces zones d’ombre permet de les purifier. Les obstacles intérieurs s’allègent et nous pouvons cheminer de plus en plus librement sur la voie de la paix.

Ces efforts des adultes pour cheminer vers la paix donnent aux enfants un exemple à suivre et un environnement favorable. « Les enfants qui seront des adultes donc les gouvernants de demain, s’ils ne bénéficient pas d’un climat harmonieux et serein seront tantôt haineux tantôt agressifs et c’est la société entière qui tremblera sur ses bases devant la récolte haineuse des générations montantes » [10] Dans cette perspective, ils doivent aussi bénéficier d’une éducation qui les ouvre au respect et à l’amour.

II – QUELQUES PRINCIPES DE BASE POUR EDUQUER LES ENFANTS A LA PAIX SELON L’AUMISME

L’éducation concerne tous les adultes. Parents ou pas, ils ont une responsabilité face à la jeunesse par l’exemple, les conseils, l’expérience qu’ils peuvent apporter. On évitera particulièrement d’enfermer les jeunes dans la prison des préjugés.                                            

« Préparez vos enfants à devenir des Chevaliers de la Paix universelle. Cela suppose : la culture de la non-violence, l’absence de racisme, de la sympathie pour toutes les nations, le respect de toutes les croyances et religions, la plus grande tolérance, l’Amour universel. »[11]

Le respect du Divin présent en chaque être

L’Aumisme propose un changement de mentalité nécessairement durable car il repose sur le respect du Divin présent en chaque être. Dans une société en perte de sens, trop de jeunes sont sans repères, sans but, en quête d’identité. Ils commettent des violences contre eux-mêmes (on sait les conséquences de la drogue, des jeux dangereux, des défis extrêmes parfois suicidaires), et contre les autres (on voit des mineurs commettre des agressions diverses parfois meurtrières).

1 – Les enfants gagneront donc à apprendre dès le départ que le Divin est présent en eux et que le sens de la vie est de s’épanouir en L’exprimant, c’est à dire en développant le meilleur de soi-même. « Deviens le Dieu que tu es », dit le Fondateur de l’Aumisme, proposant d’aller à la conquête d’un bonheur véritable.

2 – Avec l’idée que le Divin est en chacun, les enfants échapperont au mépris et à la violence qui imprègnent le racisme et le sexisme. Ils cultiveront le respect mutuel, le respect des différences.

D’ailleurs, selon l’Aumisme, par le biais de la réincarnation, chacun fait des expériences diverses dans des corps de sexe, de race, de culture différents, le but étant de cheminer vers plus d’amour. Rejeter celui qui est différent, c’est se rejeter soi-même car nous avons peut-être déjà été à sa place dans une vie précédente ou nous le serons peut-être dans une prochaine vie !…

3 – Sachant que Dieu est le même pour tous – selon le principe de l’Unité des Visages de Dieu qui se résume ainsi : « Dieu est Un quel que soit le Nom par lequel on Le désigne » – les jeunes sauront échapper au fanatisme, au sectarisme, aux guerres de religion. Ils feront preuve de tolérance.

4 – Sachant que le Divin est dans l’entière création évoluant à l’intérieur de la Pyramide évolutive, ils apprendront à respecter, à protéger tous les règnes de la nature.

Une non-violence bien comprise

La non-violence est une valeur fondamentale. Il ne faut cependant pas confondre la non-violence avec une faiblesse qui se soumettrait à la haine !

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH ne prêche pas la mollesse car « la bonté dans la faiblesse n’est pas la vraie bonté. » [12] La faiblesse engendre la peur et la peur fausse les relations humaines : elle rend méfiant, agressif et attire méfiance et agressivité de la part des autres : ni l’ouverture, ni la confiance, ni le regard positif ne sont possibles. Au contraire, « la force impose un amour vrai que la peur de l’autre ne vient pas profaner. » [13] En pratiquant la positivation du mental – des techniques efficaces sont données dans Le Yoga de la vie pratique -, en pratiquant le hatha -yoga, les Arts martiaux, l’enfant apprend à se maîtriser, à ne pas agresser autrui, mais il acquiert la force de se défendre si besoin et de protéger les autres.

Dans un texte, intitulé le « Code des jeunes Chevaliers de la paix », – que vous pourrez retrouver dans L’aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or p. 248 – le Seigneur donne à la jeunesse des repères pour construire un avenir meilleur. L’enfant acquiert ainsi le sens de l’universalité : « Il s’arrête à ce qui rapproche les hommes au lieu de les diviser. Il aime fidèlement son pays mais n’oublie pas qu’il est un citoyen du monde et de l’univers. » Précisons que certains humanistes ne croient pas en Dieu mais croient en l’homme : ils prônent les valeurs éducatives ayant pour fondement le respect : nous nous retrouvons main dans la main avec eux pour construire la paix.

Vous le voyez, transformer notre esprit en une centrale générant des pensées positives, bienveillantes, donne une dimension nouvelle à notre vie quotidienne :

– nous pouvons, ici et maintenant, vivre en paix avec nous-mêmes et avec notre entourage.

– nous pouvons franchir les limites du temps, préparer la paix future grâce à une éducation qui donne aux jeunes la force d’instaurer et de maintenir la paix.

– et nous pouvons aussi franchir les limites de l’espace, aider les humains sur tous les continents, ce qui amène notre 3ème point :

III – NOUS POUVONS AIDER L’ HUMANITE PAR NOS PENSEES DE PAIX

Les prières et les pensées de bienveillance entraînent des actions justes. De plus, elles constituent aussi en elles-mêmes une aide pour tous. Elles alimentent un fleuve d’amour. Que l’on soit au travail, dans un supermarché, un cinéma, un stade ou chez soi, en train de faire le ménage, devant la télévision, nous pouvons diriger à l’autre bout de la planète des pensées d’amour pour soutenir ceux qui souffrent, pour contrebalancer les pensées de haine.

« Par vos pensées bénéfiques générez un puissant courant de paix, de fraternité, d’amour vrai, assez fort pour conjurer la guerre et les conflits sociaux.» [14]

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH nous incite à prendre en charge l’avenir de la planète : « Elever le niveau moral de l’humanité en saturant le mental des humains de pensées optimistes, fraternelles, unitaires, constructives, est devenu une urgence. Il faudrait convier tous les humains, croyants et incroyants, à orienter des pensées de bienveillance vers les chefs d’état, les peuples, les nations, afin de préparer un avenir d’harmonie sociale et de paix. » [15]

Ainsi, toutes les personnes de bonne volonté contribueront à la paix en faisant cette courte prière :

« Que l’Amour, l’Harmonie, la Paix règnent entre tous les hommes, tous les peuples, toutes les nations.

Puisse l’Age d’Or se cristalliser sur la Terre. » [16]  

En conclusion, si vous le  voulez bien, pensons ensemble aux hommes, aux femmes et aux enfants de notre planète qui est aujourd’hui en pleine mutation :

– Pour que soient aidés tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont dans la crainte et dans l’épreuve…. OM

– Pour que les pensées positives de respect, de tolérance, génèrent de plus en plus de comportements justes, solidaires, et triomphent de la violence dans la vie quotidienne de chaque être humain….. OM                                                                    

– pour qu’à travers les prises de conscience actuelles grandisse et s’accélère chez tous les peuples du monde, le changement de mentalité menant à la paix….. OM           

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[1] L’Unité des Visages de Dieu p. 389

[2] Idem p.378

[3] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or  p. 163

[4] Idem p.151

[5] Une Loi pour détruire le Mal p. 422

[6] Le Maître spirituel et le disciple, p. 60

[7] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p. 27

[8] Vers un Age d’Or d’Unité, p. 111

[9] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p.157

[10] Idem p.179

[11] Le Yoga de la vie pratique, p.277

[12] Le Maître spirituel et le disciple, p.102

[13] Vers un Age d’Or d’Unité, p.446

[14] L’Unité des Visages de Dieu, p. 390

[15] Le Yoga de l’Amour dans la Force, p. 302

[16] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p. 313