BATIR L’AGE D’OR EN SOI-MEME
L’avenir de la planète dépend de la contribution de chacun et nous sommes tous concernés par la nécessité de nous transformer.
Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH est venu sur Terre pour nous aider à nous libérer de nos souffrances, et donner à chacun, croyant ou non, les moyens d’entrer dans l’Age d’Or, c’est-à-dire entrer dans l’ère nouvelle, l’Age de la Paix, l’Age de la fraternité en soi, et autour de soi.
Il nous dit : “L’Age d’Or n’est qu’un état mental à conquérir et qui demeure à la portée de tout un chacun. “[1] “L’Age d’Or en soi-même se répercute à l’infini”[2]
Bâtir l’Age d’Or en soi-même, évoque en moi l’histoire des trois bâtisseurs de cathédrale au Moyen-âge, à qui l’on demandait ce qu’ils étaient en train de faire ; le premier répondit : « je casse des cailloux…», le second : « je gagne ma vie…. » et le troisième : « je construis une cathédrale… ». Autrement dit, bâtir l’Age d’Or en soi-même, ne relève pas d’une quelconque prouesse, mais dépend avant tout et surtout d’un changement de conscience à la portée de tous.
Au cours de cet exposé, nous évoquerons alors les moyens pratiques proposés dans l’Enseignement aumiste pour bâtir l’Age d’Or en nous-même. Ces moyens sont regroupés en trois thèmes :
I – Prendre soin de son corps
II – Améliorer sa façon de penser
III- Spiritualiser son quotidien
I- PRENDRE SOIN DE SON CORPS
Dans l’Aumisme, le corps est le Temple de l’Âme. C’est pourquoi il est primordial d’en prendre soin, notamment par le choix de son alimentation et par l’exercice physique.
L’alimentation
Les aumistes privilégient une nourriture végétarienne favorisant le maintien de la santé tout en évitant l’empoisonnement par les toxines apportées par une alimentation trop carnée.
Le sujet mériterait une conférence spécifique. Insistons simplement sur trois règles édictées par le bon sens et faciles à retenir :
– 1ère règle : Privilégier un climat de calme, de sérénité et de joie en absorbant les aliments. S’abstenir de manger sous le coup de sentiments pouvant nuire à la digestion comme la colère, la peur ou la tristesse.
– 2ème règle : La frugalité. Pour nous y aider, la mastication, outre les effets bénéfiques sur l’absorption des aliments, prodigue un sentiment de satiété évitant les surcharges néfastes à l’organisme.
– 3ème règle : Le choix d’une nourriture saine et la moins transformée possible.
L’exercice physique
L’exercice physique prend également toute son importance car il permet :
– d’éliminer les toxines et le stress,
– d’activer le métabolisme en général ainsi que les différents organes qui sont le siège des émotions,
– de contribuer à une meilleure santé mentale et physique en renforçant les muscles et en induisant une déconnection du mental,
– de stimuler la volonté, la confiance en soi,
– de mettre en place une certaine discipline et de renforcer la volonté.
Parmi les exercices physiques, le Hatha Yoga, à la fois discipline, art, et science a une place royale.
Il existe différents Yogas. Par exemple, le Karma-Yoga (Yoga de l’action et du service désintéressés), le Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion), le Jnana Yoga (Yoga de la connaissance).
Mais le Hatha Yoga est le plus connu en Occident. Il est basé sur la maîtrise du corps et des énergies vitales. Il peut donc être pratiqué quelle que soit sa religion d’origine.
Le Hatha Yoga alimente le corps et l’esprit. Son travail repose sur les aspects suivants :
– Les postures appelées asanas
– La respiration
– La concentration
– La culture du relâchement intérieur
– La relaxation
La respiration a une place très importante dans le Hatha Yoga. Elle permet de calmer le mental et de diriger l’énergie absorbée vers la ou les parties du corps sur lesquelles l’esprit se concentre.
Ce point fondamental a donc de grandes répercussions sur les exercices spirituels.
Il suffit de visualiser l’air inspiré sous forme d’une lumière circulant dans le corps, afin d’en ressentir les heureux effets. Ce contrôle de l’énergie au moyen de la respiration et de la concentration s’appelle « Pranayama », sorte de « science du souffle ».
Ce qui est capital à retenir, c’est que là où va la pensée, va l’énergie.
Nos paroles et nos actes sont aussi la conséquence de notre pensée consciente et inconsciente, c’est pourquoi nous aborderons maintenant le 2ème point.
II – AMELIORER SA FACON DE PENSER
La pratique de l’autosuggestion
La psychanalyse révèle le processus psychologique par lequel le monde dans lequel nous vivons est non seulement la projection de notre inconscient, mais la réponse donnée à nos réactions inconscientes. « On ne peut donc rien obtenir à moins qu’on ne le veuille à la fois avec le conscient et avec l’inconscient. »
On ne s’étonnera donc pas du nombre de techniques de positivation dans l’Aumisme. C’est la positivation du subconscient qui va nous permettre de véritablement changer d’état mental. Il y a en effet une partie de nous qui veut, et une autre qui ne veut pas changer : cette dernière s’appelle l’inertie, la paresse, la jalousie, l’orgueil, l’égoïsme, la peur, le manque de confiance en soi, l’attachement au passé, les mauvaises croyances … Cette part de notre inconscient, qui nous enchaîne au passé et influence nos actes négativement et à notre insu, est appelée « double » dans l’Aumisme. Il résulte des événements proches ou lointains de notre passé.
Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH nous indique dans la Doctrine de l’Aumisme : « Pratiquer l’autosuggestion donne accès aux couches les plus profondes de l’être, afin de mieux régir ses actes en faisant du subconscient un allié plus sûr de sa volonté délibérée[3]. » « La clé fondamentale de la plus haute évolution réside dans la positivation du subconscient »[4]
L’autosuggestion est donc un moyen puissant pour développer nos qualités et notre force intérieure au lieu de rester soumis, emprisonnés par nos préjugés, nos fausses croyances, nos erreurs d’appréciation. L’autosuggestion nous soutient dans le sens de notre transformation, transformation qui va elle-même dans le sens de nos aspirations évolutives. Il s’agit de saturer notre inconscient en cultivant les pensées positives, car celles-ci aident à libérer en nous des énergies bloquées jusque là. Ces pensées positives peuvent être répétées consciemment avec conviction, en associant à ces répétitions notre imagination, en les acceptant au plus profond de soi, en visualisant et en ressentant ce que nous voulons obtenir : la suggestion devient alors autosuggestion.
Exemple : « Je suis un centre de Force de Lumière et de Conscience. Je sais que je suis divinement inspirée, éclairée, protégée, guidée. »
Les positivations peuvent également être écrites et affichées sur des pancartes bien visibles, attrayantes en choisissant leur emplacement de telle sorte que le regard se pose sur elle plusieurs fois par jour.
Exemples : « Je suis de plus en plus optimiste.» « J’ai confiance en moi.»
Nous pouvons aussi enregistrer et réécouter à plusieurs reprises dans la journée, et/ou dans la nuit ces affirmations.
Se souvenir de ces paroles de Swami Sivananda : « Une once de pratique vaut mieux qu’une tonne de théories. »
Chacun peut apprendre ainsi à tirer profit de cette technique de positivation, tout en souhaitant le bonheur, la prospérité pour tous, favorisant ainsi son propre bonheur. Et ces principes peuvent être appliqués quelle que soit la religion de chacun.
Il importe de maintenir en nous un état mental positif, d’amour, de joie, de pardon des offenses, de bienveillance. Insistons sur ces deux derniers points essentiels.
Le pardon et la bienveillance
Rien ne peut être bâti de solide, de durable et d’épanouissant sur des fondations de rancœur et de culpabilité.
Le pardon aux autres et à soi-même, régulièrement entretenu, nous permet d’aller de l’avant, d’oser nous tromper et de repartir à nouveau, d’essayer encore, et d’autoriser l’autre à faire de même.
Le pardon, en allégeant la conscience, nous donne l’énergie et la liberté donc le devoir de nous transformer, de nous remettre en route en évitant alors de toujours retomber dans les mêmes travers.
Notre capacité d’évolution est directement liée à notre capacité de pardon.
« Le premier pas, nous dit le Seigneur, c’est le Pardon à soi-même pour éviter l’autopunition. Le deuxième pas, c’est se tourner vers ceux qui nous ont fait du mal, qui nous ont fait le plus de mal, en leur disant : « Je te pardonne tout le mal accompli. Que la Lumière soit dans ton esprit, et l’Amour Divin dans ton cœur. »[5]
Cette phrase peut, elle aussi, être prononcée mentalement autant de fois que nécessaire pour en bien imprégner le subconscient , et même sans la présence de la personne à qui l’on s’adresse. Seule l’attitude mentale de réconciliation importe, en étant attentif aux effets qu’elle génère …
En ce qui concerne la bienveillance, nous pouvons exercer notre vigilance, et progressivement décider durant une, deux, trois journées, de n’agresser personne ni en acte, ni en parole, ni en pensée, jusqu’à ce que cette attitude fasse partie de notre vie.
Affirmons en début de journée :
« Que l’Amour, la Paix, l’Harmonie, la Sagesse, la Connaissance, la Prospérité, la Félicité et la Béatitude soient pour tous les êtres dans toutes les directions de l’espace : au Nord, à l’Est, au Sud, à l’Ouest, au Zénith et au Nadir.
Puissent tous les êtres sensibles dans les dix directions de l’espace être libres d’inimitié. Puissent-ils être libres de malveillance, puissent-ils être débarrassés de la souffrance. Puissent-ils être heureux : au Nord, au Sud, à l’Est, à l’Ouest, au Nord-Ouest, au Sud-Est, au Nord-Est, au Sud-Ouest, au dessus et au dessous.»[6]
De notre vigilance quant à la culture mentale et psychique dépend notre équilibre nerveux : notre tranquillité sereine, notre succès, notre bien-être, notre bonheur, ainsi qu’une bonne relation avec les autres.
Ainsi, quelle soit notre position sociale, nos obligations familiales, chercher notre libération spirituelle va donner un sens nouveau, un sens noble et permanent à notre vie, à notre quotidien. Ce qui nous amène au dernier point.
III – SPIRITUALISER SON QUOTIDIEN
Reconnaître le Divin en soi et dans les autres,
L’homme devient ce qu’il pense, nous l’avons déjà dit : là où va la pensée va l’énergie. Une des croyances les plus limitantes consiste à s’identifier à sa personnalité, ce vernis plus ou moins tenace, au lieu de s’identifier à la conscience divine ou à la conscience universelle, ce Royaume de Dieu en nous dont parle Jésus. Reconnaître en soi et en chacun l’Essence Divine, la Conscience absolue, nous aide à développer en nous une Force invisible et favorise la croissance du sentiment d’Unité avec la Source de tout bien. Il est à la portée de chacun, de changer d’état mental en prenant l’habitude de répéter : « Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas cette personnalité, je suis en Unité avec la Conscience Divine».
Envisageons enfin, que reconnaître et nourrir le Divin en soi a pour conséquence de le reconnaître en l’autre. L’homme est un univers en réduction, ainsi, travailler sur soi même pour devenir une conscience lumineuse est le plus sûr moyen d’améliorer le monde qui nous entoure.
Comme nous l’avons entendu lors de la conférence de ce matin, la répétition de la syllabe sacrée AUM à voix haute, à voix basse ou mentalement à des rythmes variés, avec bienveillance et amour vrai, va nous permettre de ramener le calme en nous- même, d’harmoniser l’ambiance, de méditer, de nous libérer du « double » évoqué précédemment en nous purifiant.
Il s’agit de remplacer tout ce qui est involutif en nous- même, par cette conscience lumineuse présente en chacun.
Offrir ses actions (même les plus banales) au Divin
Beaucoup d’entre nous sommes persuadés que pour avoir une véritable démarche spirituelle, il faut être débarrassé de toute obligation familiale et sociale, ou bien être un surhomme. Il n’en est rien, puisque tel le tailleur de pierre qui se définit comme un bâtisseur de cathédrale, chacun d’entre nous peut à chaque instant, dédier les tâches les plus prosaïques, offrir toutes ses actions, même les plus modestes, à la Conscience Divine.
« Chaque fois, nous dit le Seigneur HAMSAH MANARAH, que vous devez accomplir une tâche matérielle qui vous déplaît, vous coûte ou même vous plaît, offrez-la au Divin. »[7]
Vous n’aimez pas faire la vaisselle ? Profitez de l’occasion pour imaginer que vous procédez au nettoyage de votre inconscient, et enlevez les impuretés résiduelles.
Vous aimez marcher ? Répétez mentalement à chaque pas des idées-force qui vont s’imprégner dans tout votre être : « Amour, Joie, Volonté, Force, Puissance de concentration, Unité, Humilité, Santé… »
Vous passez du temps dans les transports ? Bénissez consciemment les individus que vous croisez, que vous doublez, souhaitez à chacun, tout le bonheur du monde, et sentez le bonheur que cela vous apporte.
Vous préparer votre repas ? Bénissez tous les règnes de la Nature : les minéraux, les végétaux, les animaux et les humains. Rendez grâce et souhaitez à chacun la prospérité.
Envisageons enfin le bonheur que nous procure la sensation de contribuer à l’Age d’Or collectif, au mieux-être de ceux qui nous entourent par notre transformation lumineuse qui rejaillit sur toute la planète.
Mais il serait mensonger de soutenir que cela se fera sans effort. L’Age d’Or peut être considéré comme celui de l’effort. Tout ce que nous savons, nous l’avons appris par la répétition. Nous avons appris à écrire, à conduire, à marcher, à parler grâce à la répétition.
Agir, mettre en pratique avec volonté, courage et ténacité, voilà ce qui mène au succès.
Et pour conclure, je citerai Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH :
« Vous avez le droit de nier l’existence de Dieu mais vous avez le devoir de vous transformer, de vous améliorer pour le bonheur du monde.»[8]
« Mon Message est un message d’espoir. J’insiste pour que chaque homme sache que sa destinée dépend de la nature des pensées entretenues dans le champ de sa conscience.»
« Sème une pensée, récolte un acte.
Sème un acte, récolte une habitude.
Sème une habitude, récolte un caractère.
Sème un caractère, récolte une destinée. » [9]
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[1] Périple d’un Yogi et Initié d’Occident, p. 145
[2] Je suis l’Avatar Lumineux de Synthèse, voici pourquoi, p. 291
[3] La Doctrine de l’Aumisme, p. 544
[4] La Voix de lumière, p. 102
[5] Vers un Age d’Or d’Unité, p.177-178
[6] Le Yoga de l’Amour dans la Force, p. 59
[7] La Réintégration divine par le yoga, p. 203
[8] Yoga et Sagesse, p. 283
[9] La Doctrine de l’Aumisme, p.601