L’IMPORTANCE DE LA VIE PRESENTE
Au cours de ce 10ème colloque international de l’Aumisme, nous avons pu voir ensemble comment l’Aumisme propose d’aborder la continuité entre la vie sur Terre et la vie dans l’au-delà. Nous avons vu que la vie dans l’au-delà prépare la vie sur Terre. Et que la vie sur Terre prépare la vie dans l’au-delà. Le but étant toujours de se perfectionner, de réaliser l’Unité avec Dieu présent en chacun comme dans tout ce qui vit. Il est donc nécessaire d’accorder toute son importance à l’existence présente. C’est-à-dire de contribuer au changement de mentalité, de mettre en pratique les valeurs de l’Ere nouvelle qui accordent à la Vie toute son importance.
Dans les grandes lignes, nous allons le voir, il s’agit de cheminer vers la paix d’Age d’Or :
– à travers un nouveau rapport à soi-même
– à travers un nouveau rapport aux autres et à la nature
– et à travers l’éducation des enfants.
I – UN NOUVEAU RAPPORT A SOI-MÊME
Dans l’Age d’Or, le fondement du respect de soi-même est la prise de conscience que le Divin est en chacun de nous. La vie est précieuse et le corps, dans l’Aumisme, est considéré comme le Temple de l’âme. Il ne s’agit pas d’idolâtrer son aspect extérieur mais d’entretenir son équilibre physique et mental.
Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH enseigne que : « Le corps est un nécessaire instrument de travail dont il faut préserver le potentiel de vie à tout prix et le plus longtemps possible[1] ».
Adopter une hygiène de vie saine
– Pratiquer des exercices physiques régulièrement mais sans excès est important. Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH nous enseigne par exemple les vertus du hatha-yoga, du pranayama et des arts martiaux pratiqués dans un esprit dénué d’agressivité.
– Se nourrir sainement : «Il faut choisir des aliments utiles, sains, autant que possible agréables au goût » [2] Il est conseillé de s’orienter progressivement vers un régime végétarien qui favorise le maintien et le renforcement de sa propre santé, la sauvegarde de la planète et la protection des animaux.
– Se soigner efficacement: chaque être humain doit à la fois s’efforcer de préserver sa santé par une hygiène de vie saine et se soigner de façon adaptée cas de maladie, « sans dédaigner, nous dit le Seigneur, l’apport précieux de la médecine sous toutes ses formes.»
Refuser l’autodestruction
– L’addiction à la drogue ou plus généralement à toute substance toxique, dont le corps finit par ne plus pouvoir se passer, constitue une lente autodestruction. Le Seigneur nous pose la question suivante : “Qui peut trouver un bonheur durable alors qu’il a un corps de chair pour mener une vie heureuse, et qu’il le tue à petit feu par des substances chimiques ?[3]“.
– Le suicide est un acte particulièrement grave contre soi-même. Ne pas porter atteinte à sa vie est un devoir aussi important que de ne pas porter atteinte à la vie d’autrui. Par la prière, il est important de venir en aide à l’âme de quelqu’un qui s’est suicidé.
Bien orienter ses pensées
L’équilibre, la santé et la longévité dépendent de nos pensées. « Les poisons de l’âme sont également des poisons du corps. »[4], « Les émotions de la vie, les passions, les trahisons, les jugements de nos semblables, les critiques malveillantes, les jalousies des uns et des autres ne peuvent que porter atteinte à notre santé. C’est pourquoi il est recommandé à ceux qui veulent préserver leur capital de vie, de contrôler impérativement leurs sens, leurs émotions et leur imagination. »[5] Il est donc nécessaire d’apprendre à se connaître pour ne pas alimenter d’émotions et de sentiments négatifs mais au contraire développer le calme, la bienveillance, l’altruisme, la tolérance.
– Autre aspect , la pensée est créatrice. « Ce que tu penses, tu le deviendras dans ton avenir [6]» Contrairement à des pensées pessimistes, défaitistes, des pensées positives orientées vers le progrès, le succès, peuvent donc améliorer nos conditions de vie. Au final, l’homme trouvera un équilibre durable en s’identifiant à la Conscience divine qui est en lui et non plus aux limitations de sa personnalité. Ce nouveau rapport à soi-même fondé sur le respect du Divin en soi va de pair avec le respect d’autrui et de la nature.
II – UN NOUVEAU RAPPORT AUX AUTRES ET A LA NATURE
Il s’agit, dans son rapport au monde, d’associer prière et action. « Mes positions sont claires, dit Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, elles incitent tout un chacun à transcender l’égoïsme et à aider par la prière mais aussi concrètement son prochain ».[7] Pour ceux qui ne sont pas croyants, l’action peut être accompagnée de pensées de bienveillance et de compassion.
La solidarité avec les humains
Dans l’Aumisme, au fondement du respect d’autrui, il y a le respect du Divin présent en chacun comme en soi-même. Il s’agit de se poser impérativement la question du « Comment agir ? » Cela implique de ne pas porter atteinte à l’intégrité physique ou morale de l’autre. D’éliminer de notre comportement la division, la violence et la haine. De contribuer au quotidien au bonheur de son entourage et de développer le sens de l’intérêt général pour prendre en compte le bonheur du plus grand nombre.
Cela implique de mettre en pratique les qualités nécessaires au maintien de la paix :
– la tolérance, l’acceptation des différences, ce qui ne veut pas dire être toujours d’accord avec les idées des autres, mais leur reconnaître le droit de penser différemment de nous.
– La solidarité : elle doit s’exprimer concrètement dans les gestes quotidiens envers les plus démunis comme dans l’action humanitaire et sociale, car l’Age d’Or est avant tout « le geste de la main tendue vers celui qui souffre ». [8]
Il faut aussi garder à l’esprit que l’Age d’Or passe par une meilleure justice économique, un partage équilibré des richesses mondiales. L’action individuelle et collective dans le sens de l’intérêt général dépasse le simple profit personnel. On peut l’accompagner de cette pensée : « Que la justice économique et sociale soit rétablie, et que chaque peuple puisse s’autosuffire. Que la Loi du partage et de la solidarité devienne planétaire pour qu’arrive l’Age d’Or. » [9] Oeuvrer ainsi pour aider autrui met sur le chemin d’un bonheur durable.
Le Seigneur HAMSAH MANARAH nous dit : « Vouloir que coexistent sur une même Terre fraternelle des différences qui savent, dans l’intérêt collectif, s’unir pour le maintien de la vie, c’est cela la vraie unité.» [10] En particulier, n’hésitons pas à prier pour nos dirigeants et responsables politiques en France, mais aussi dans le monde entier : « Il faudrait convier tous les humains, croyants et incroyants, à orienter des pensées de bienveillance vers les chefs d’état, les peuples, les nations, afin de préparer un avenir d’harmonie sociale et de paix »[11]
La solidarité avec la Nature
Le Divin est présent dans la nature est vivante. Dans l’Aumisme, le respect concerne la nature parce que le Divin est présent dans tout ce qui vit. Il s’explique et se justifie aussi par le cheminement de la conscience dans la Pyramide Evolutive des Règnes de la Nature, à travers les règnes minéral, végétal, animal et humain jusqu’au Divin. L’interdépendance entre les règnes est aujourd’hui de plus en plus évidente. « Une solidarité lie tout ce qui existe dans la nature, l’homme est redevable de tout à la nature et il ne peut survivre sans elle. » [12]
Il existe heureusement dans le monde d’aujourd’hui des “bonnes volontés” et des acteurs positifs, des milliers d’hommes et de femmes de toutes les sociétés du globe dont l’action journalière vise au rééquilibrage du monde. En effet, on peut citer les nombreuses organisations non gouvernementales, les associations diverses et autres structures locales ou internationales qui œuvrent pour un monde meilleur en promotionnant le développement durable dont il a été question à l’occasion de la COP 21 : c’est un développement qui permet la satisfaction des besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Il vise à favoriser un état d’harmonie entre les êtres humains et entre l’homme et la nature.
Mais il est urgent de continuer dans ce sens à grande échelle. Concrètement il est impératif pour l’humanité de:
- ne pas hypothéquer l’avenir (dans le cas des OGM, cela s’appelle le « principe de précaution ».)
- prendre en compte l’environnement dans ses décisions (protection de la faune, de la flore, émissions de CO2, consommations énergétiques, …)
Sur le plan individuel et collectif, éviter les actes de violence envers les règnes qui servent de support à l’évolution de la conscience jusqu’au règne humain, les respecter et les protéger de façon concrète, comme cela a été évoqué dans le précédent colloque.
Vous trouverez dans le livre L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or , le « Code d’Honneur de l’Homme face aux règnes de la nature » énumérant les devoirs de l’humain qui doit « comprendre que tous les règnes font partie d’un tout », qui doit agir pour préserver la nature et prier pour l’évolution de chaque règne: « Les hommes, au-delà de leurs différences, doivent savoir s’unir au chevet de leur cadre de vie malade d’être surexploité et pollué. »[13] Rappelons ici que le Son OM accélère l’évolution de tous les êtres vivants. Il représente «l’arche d’alliance entre l’homme et la nature».
Pour terminer, nous aborderons l’éducation des enfants (et des parents) car cet aspect constitue sans nul doute une des clefs majeures des grandes réussites de nos sociétés de demain.
III – L’EDUCATION DES GENERATIONS FUTURES
« Les enfants sont la destinée d’une nation et celle du monde futur.[14]” » Il est donc nécessaire de donner toute son importance à leur éducation. Le but de l’éducation dans l’Aumisme est de contribuer au bonheur de l’enfant en favorisant son épanouissement complet, de telle sorte qu’il entre plus tard dans la vie adulte avec des qualités favorisant sa réussite matérielle, sociale, morale et spirituelle. Bien sûr, l’épanouissement complet de l’enfant revêt tellement d’aspects différents qu’il serait illusoire durant le temps de cet échange de vouloir en donner un contenu exhaustif.
Le rôle des parents
Eduquer les enfants c’est, pour les adultes, une manière de mettre le partage en pratique : partage des savoir-faire et des savoir-être, par les multiples apprentissages et surtout par l’exemple quotidien de la bienveillance et du discernement si nécessaire dans le monde actuel. Les parents doivent à la fois donner beaucoup d’amour et se souvenir qu’ils ne sont que « les dépositaires temporaires de ces jeunes pousses qu’il faut former à l’école de la vie »[15] Il est donc important qu’ils favorisent l’autonomie de leurs enfants. Avoir la responsabilité d’un enfant n’est pas toujours facile, et cela peut aider les parents d’offrir au Divin les efforts demandés par l’éducation.
Apprendre à l’enfant le sens et la valeur de sa vie
Dans l’Aumisme, il appartient à la famille de transmettre l’Enseignement de façon adaptée à chaque enfant et de donner l’exemple de la prière au milieu des activités courantes.
– L’enfant apprendra très tôt que le Divin est en lui, ce qui est fondamental pour alimenter son estime de lui-même et donner de la valeur à son existence.
– Il comprendra le sens de sa vie qui est de développer pleinement ses aptitudes et ses qualités afin d’exprimer le Divin présent en lui-même, ce qui l’incitera à la prise en charge de son destin.
– Et sachant que la vie continue dans l’au-delà et avec la réincarnation, il pourra s’alléger d’une peur excessive de la mort et s’impliquer pleinement dans la vie présente, apporter sa contribution à la prise en charge du destin collectif.
Il prendra donc conscience de la nécessité de se respecter lui-même et de prendre son hygiène de vie en considération. Le Seigneur rappelle par exemple : “Prenez dès l’enfance de bonnes habitudes, dont celles de tonifier corps et esprit par la pratique d’un sport, d’un art martial et du yoga.[16]“ Il expérimentera l’ intérêt de cultiver des pensées bénéfiques pour lui et les autres.
Apprendre à l’enfant les valeurs de la paix
Il est indispensable que les enfants de l’Ere nouvelle, pour devenir des acteurs de la paix, développent une mentalité de « chevaliers de la paix » , de « citoyens du monde ». Vivre en paix nécessite dès le jeune âge l’apprentissage du respect de la nature et des écogestes quotidiens pour la préserver, pour économiser l’énergie. Vivre en paix nécessite l’apprentissage du respect d’autrui. Savoir que le Divin est en chaque être implique l’absence de racisme, de sexisme; et la tolérance religieuse. Le jeune alors est en mesure de sortir de la division. Il développe « le sens de l’Universalité. Sa famille est l’humanité entière. Il s’arrête à ce qui rapproche les hommes au lieu de la diviser. Il aime fidèlement son pays mais n’oublie pas qu’il est citoyen du monde… »[17]
Ainsi, insiste le Seigneur, «éduquer les enfants dans le sens de la tolérance, du respect de chacun, de l’amour vrai et de l’entraide, c’est leur donner le caractère qui rendra la société meilleure » [18]
CONCLUSION
Vivre pleinement son existence présente, c’est se transformer en acceptant ses erreurs sans se culpabiliser, l’essentiel étant de se relever après ses faux-pas. C’est faire le choix de la vie, de l’amour pour tous les êtres, et du service désintéressé à tous les niveaux de l’échelle sociale, par la prière et l’action. Car l’humanité est à l’heure du choix qui seul pourra sauver la planète. Chacun, en son âme et conscience, doit répondre à la question :
Pour ou contre l’Unité, le respect des différences, la solidarité ?
Pour ou contre la Vie ?
Cette nécessité de cheminer vers une mentalité nouvelle concerne tous les humains croyants ou non-croyants. De toute évidence, le temps presse, et la Terre fait appel à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté.
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[1] Vers un Age d’Or d’Unité, p 410
[2] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p. 214
[3] Périple d’un Yogi et Initié d’occident, p78
[4] Le Yoga de la vie pratique, p.230
[5] Vers un Age d’Or d’Unité, p. 336
[6] La Loi d’Evolution des Ames, p 330
[7] Une Loi pour détruire le mal, p 85
[8] id. p. 89
[9] Vers un Age d’Or d’Unité, p.44
[10] La Révolution du monde des vivants et des morts, p. 85
[11] Le yoga de l’Amour dans la Force, p302
[12] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p.199
[13] La Révolution du monde des vivants et des morts, p. 443
[14] Le Yoga de la Vie Pratique, p264
[15] Vers un Age d’Or d’Unité, p. 131
[16] Une Loi pour détruire le Mal, p 333
[17] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p. 249
[18] Vers un Age d’Or d’Unité, p. 143