FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Introduction :
L’année 2020 a été l’année la plus chaude depuis 1873, année des premières mesures systématiques des températures à Paris, au Parc Montsouris. C’est sûr désormais, nous devrons faire face à un réchauffement du climat.
Cet exposé comportera 4 parties :
La première partie présentera certaines variations climatiques naturelles, l’effet de serre et l’influence de l’activité humaine sur l’effet de serre qui peut dérégler le climat. La deuxième partie sera consacrée à une expérience réussie dans le développement de la recherche scientifique dans les pays du sud, pour illustrer ce qui est possible pour faire face au réchauffement climatique. La troisième partie donnera des pistes de travail pour agir collectivement. Enfin nous terminerons sur la nécessité d’une conscience collective pour sauver la planète.
I – Un peu de science
Le climat de notre planète comporte des cycles de réchauffement et de glaciation ayant une périodicité de plusieurs dizaines de milliers d’années. Avant de comprendre les causes de ces périodes de glaciation, il nous faut introduire certaines notions scientifiques. Notre planète a de multiples mouvements. Deux mouvements principaux de notre planète régissent notre vie au quotidien. Ce sont la rotation de la terre sur elle-même produisant l’alternance du jour et de la nuit et la révolution de la terre autour du soleil au cours d’une année dans le plan écliptique qui est le plan contenant l’orbite de la Terre autour du soleil [1].
En fait la terre a d’autres mouvements, et trois d’entre eux sont importants pour les variations climatiques. Il s’agit de l’excentricité, l’obliquité et la précession.
Voir en bas de page la figure extraite du site : http://glaciers-climat.fr/Glaciations_2/Periodes_glaciaires_2.html Elle permet de bien comprendre ces variables :
L’excentricité définit la forme de l’orbite,
L’obliquité caractérise l’inclinaison de la terre par rapport à l’écliptique et elle varie entre 21,8° et 24,4°,
La précession correspond à une modification de la direction de l’axe de rotation de la terre (effet toupie)
Ces trois mouvements ont des périodicités différentes : de 100 000 et 413 000 ans pour l’excentricité, de 41 000 ans pour l’obliquité et 23 000 et 19 000 ans pour la précession.
La théorie de Milutin Milanković utilise ces trois mouvements pour calculer l’ensoleillement sur la terre. Cette théorie a permis de caractériser les cycles de glaciations [2] de la terre qui ont une périodicité de dizaines de milliers d’années. Avec ces trois mouvements la température de la terre par rapport à une valeur moyenne, peut augmenter de 2 degrés (période chaude) et diminuer de 6 degrés (période froide). Nous sommes actuellement dans une période interglaciaire et la température de la terre va diminuer, mais ceci nécessitera peut- être plusieurs centaines d’années, voire plus. Cela ne pourra pas, dans les années à venir, réduire l’augmentation des températures constatée actuellement.
Il existe d’autres facteurs agissant sur le climat de manière plus ponctuelle, qui sont les volcans et les taches solaires.
Les volcans
Les volcans envoient dans l’atmosphère des ‘poussières’ qui forment un écran et empêchent le rayonnement solaire d’arriver sur la terre, il y a donc refroidissement des températures.
Le Tambora est un volcan, qui forme la péninsule de Sanggar de l’île de Sumbawa en Indonésie pour lequel on a enregistré la plus grande éruption avec une explosion équivalente à 800 mégatonnes de TNT. La bombe atomique la plus puissante jamais déclenchée était la Tsar Bomba soviétique à 50 mégatonnes. La bombe atomique larguée sur Hiroshima faisait 0,2 mégatonnes. L’hiver volcanique causé par l’éruption du Tambora en 1815 a provoqué d’énormes pénuries alimentaires dans tout l’hémisphère nord. Les températures mondiales ont été réduites de 0,4 à 0,7°C. Notons que cette diminution a été temporaire.
Les Taches solaires
Les taches solaires suivent un cycle de 11 ans. Il y a des maximums et des minimums. Au 17ème siècle, de 1645 à 1715 il y a eu une période durant laquelle les taches solaires ont pratiquement disparu (période appelée Minimum de Maunder). La température de la terre a diminué de ~ 1 °C et produit ‘le petit âge glaciaire’. C’est autour de ces taches solaires que sont émis certains rayonnements solaires qui inondent la terre. La disparition de ces taches solaires pendant plusieurs dizaines d’années a produit une diminution des températures de 1°C. Ce phénomène n’a été observé qu’une seule fois[3] depuis 1610, date des premières observations systématiques des taches solaires.
L’effet de serre
L’effet de serre est un phénomène naturel. L’énergie en provenance du soleil traverse l’atmosphère. Une partie de cette énergie est renvoyée vers l’Espace. La Surface de la terre est réchauffée par le soleil et renvoie de la chaleur vers l’espace. Les gaz à effet de serre de l’atmosphère (la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2), l’ozone, le méthane, le protoxyde d’azote…) retiennent une partie de la chaleur renvoyée par la terre. S’il n’y avait pas d’effet de serre la température moyenne de la terre serait de -18°C. Avec l’effet de serre la température moyenne est de 15°C.
Les causes du réchauffement climatique
Les activités des hommes créent des gaz qui renforcent l’effet de serre car ces gaz mettent longtemps à s’éliminer de l’atmosphère. Le gaz carbonique (C02)[4] représente la moitié des gaz polluants il provient des activités qui brûlent du charbon, du pétrole ou du gaz (activités de chauffage, transports, usine, vie dans la maison …) et de la déforestation, car les forêts absorbent le carbone. Le méthane contribue aussi à renforcer l’effet de serre, il provient de la décomposition de certaines matières (décharges d’ordure, pets des vaches, buffles, chèvres…, des marécages, des glaces qui fondent, des fuites dans les puits de pétrole, des mines de charbon). D’autres gaz viennent du fonctionnement des réfrigérateurs ou des climatisations ou de l’utilisation d’engrais. Tous ces gaz polluants augmentent la température de la terre et entraînent de graves conséquences : sécheresses et inondations de plus en plus intenses, fonte des glaces, montée du niveau de la mer, espèces animales en danger…
Le développement choisi a certes amélioré la vie pour beaucoup d’humains, mais a aussi conduit à la dégradation de notre planète et la perte de la biodiversité avec la disparition de nombreuses espèces animales, à la pollution des océans, à l’accentuation du déséquilibre entre les pays riches et les pays pauvres et au dérèglement climatique. Il est important désormais de prendre conscience de cela, de modifier nos comportements notre rapport à la nature et aux animaux et de changer pour rééquilibrer notre planète. Les solutions sont connues (arrêter l’utilisation des énergies fossiles, arrêter l’élevage intensif, préserver nos forêts, veiller à préserver la biodiversité etc..) il faut les mettre en application.
Le GIEC, un groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution des changements climatiques, créé en 1988[5] alerte régulièrement les gouvernants sur l’urgence à agir pour réduire l’élévation des températures. En 2017 à Paris, l’accord COP21 a été signé par 195 pays. « L’accord prévoit de contenir d’ici à 2100 le réchauffement climatique « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C » (article 2 de l’accord).
II – Une expérience réussie
Dans cette partie nous présentons une expérience réussie qui montre que l’on peut changer certains comportements collectifs en introduisant dans les projets des règles éthiques et en travaillant sur des synergies. Cette expérience concerne le domaine de la recherche scientifique. Certains sujets concernant l’espace n’étaient développés que dans les pays riches. En 1991, les Nations Unies ont initié le développement des Sciences de l’Espace sur la planète et notamment en Afrique, où il y avait très peu d’instruments de mesures permettant des mesures dans l’espace, les ressources étaient faibles et les étudiants souhaitant poursuivre dans ce domaine émigraient vers les pays riches et ne revenaient jamais dans leur pays. Par le passé, certaines études de l’environnement spatial en Afrique francophone avaient été menées par des chercheurs français qui apportaient les instruments, ou faisaient des mesures aéroportées et ensuite rentraient en France avec ces mesures pour les exploiter à leur profit, en n’ayant que très rarement formé un étudiant africain.
Il fallait changer ces comportements et imposer certaines règles.
Les Scientifiques ont donc organisé des projets regroupant des pays du Nord et des pays du Sud, avec des chercheurs de pays donnant des instruments, des chercheurs organisant des écoles, des chercheurs vulgarisant la science dans les écoles. Tout ceci s’est fait dans le cadre d’un réseau scientifique. Pour réaliser cela, aucune structure n’a été créée, on a réuni des chercheurs du nord, de bonne volonté, prêts à partager leur savoir ou des outils. Des écoles de formation ont été menées dans différents pays d’Afrique et après chaque école plusieurs étudiants très motivés ont été suivis pour des thèses. Les institutions des professeurs participant à ces écoles payaient leurs billets d’avions. Les professeurs étaient nourris et logés par le pays organisateur de l’école et enseignaient gratuitement.
Ce modèle de travail en réseau développé sur la zone francophone[6] ,depuis 1991, a ensuite été repris au niveau mondial en 2005. Ce réseau nommé ISWI (International Space Weather Initiative) fait appel à la bonne volonté et à la motivation des participants, il réunit des chercheurs de 90 pays différents[7]. Dans le cadre francophone 58 thèses ont été passées dans une quinzaine de pays différents, et tous les étudiants, exceptés deux (qui pour des raisons familiales ont changé de pays), ont eu des postes dans leur pays. Ce réseau est désormais pérenne car les premiers étudiants formés sont devenus professeurs dans leur pays et ont introduit dans leurs universités les nouveaux cursus concernant les Sciences de l’espace. Les jeunes d’Afrique n’ont plus besoin d’émigrer pour avoir accès aux Sciences de l’Espace en plein développement avec l’ère des satellites utilisés maintenant dans de nombreuses disciplines.
Nous conclurons par cette phrase de Nelson Mandela :
“L’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde”
III – Des pistes pour agir collectif
De nombreuses personnalités et associations agissent pour plus de solidarité entre tous les humains et la nature dans une démarche écologique; dans cette partie nous rassemblons les diverses propositions faites :
Religion
Dans son encyclique Laudato Si, le pape François 1er « invite tout le monde à collaborer, pour sauvegarder notre maison commune, pour comprendre à quel point est urgent le défi que nous avons devant nous… Il faut un pacte éducatif global qui nous éduque à la solidarité universelle, à un nouvel humanisme.»
Le pape est le chef spirituel d’un milliard 500 millions de chrétiens, et pour ce pacte éducatif global il s’est rapproché d’autorités religieuses de l’Islam.
Economie
Un réseau international ‘Network for Economic method’, créé par Henry K.H Woo[8] en 1989, réunit des économistes élaborant de nouvelles méthodes pour une croissance sans inégalités. Ce réseau travaille conjointement avec les Nations Unies « pour promouvoir une croissance économique inclusive et durable, l’emploi et un travail décent pour tous. Une croissance économique durable exigera que les sociétés créent les conditions qui permettent aux gens d’avoir des emplois de qualité qui stimulent l’économie sans nuire à l’environnement. Des opportunités d’emploi et des conditions de travail décentes sont également nécessaires pour l’ensemble de la population en âge de travailler[9]. »
Jeunesse
Greta Thunberg [10], une jeune suédoise, après avoir convaincu ses parents d’adopter un choix de vie pour réduire leur propre empreinte carbone, a commencé, en août 2018 à l’âge de 15 ans, à passer des jours d’école devant le parlement suédois pour appeler à une action plus forte contre le changement climatique, en brandissant une pancarte indiquant : ‘Grève scolaire pour le climat’. Elle a été suivie par des millions de jeunes dans le monde entier, et de nombreuses associations se sont créées pour accompagner sa démarche. Des associations ‘Youth for Climate’[11] se sont développées sur toute la planète, rassemblant des jeunes qui se mobilisent pour la justice climatique et sociale, la protection de l’environnement et de la biodiversité.
Politique
La France a un Ministère de la Transition écologique[12] et le 20 septembre 2020, la Ministre Barbara Pompili a annoncé une série de mesures à l’Assemblée nationale.
Extraits de son discours :
« Je suis ici pour vous annoncer que le Gouvernement engage aujourd’hui un tournant majeur pour les animaux sauvages dans notre société. Fauves, éléphants, singes, dauphins ou encore visons : il est temps d’ouvrir une nouvelle ère dans notre rapport à ces animaux…
Premières mesures prises :
– la fin progressive de la présence de faune sauvage dans les cirques itinérants ;
– la fin de la présence d’orques et de dauphins dans des delphinariums inadaptés à leurs besoins de mammifères marins ;
– la fin des élevages de visons pour leur fourrure en France ;
– Et le soutien aux actions collectives des parcs zoologiques pour l’amélioration des conditions de détention des animaux. »
Il faut souligner que sur le site du ministère de la transition écologique, dans la rubrique politiques publiques, il y a une section sur le climat avec l’adaptation au changement climatique.
Organisations internationales
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déclaré à New York le 9 mars 2020 : « Changement climatique : il faut s’unir ou nous sommes perdus ». Antonio Guterres estime que la pandémie illustre les méfaits de la désunion entre les Etats.[13] Tout le monde peut agir à titre individuel (diminution des déchets, tri des ordures, diminution d’alimentation carnée, isolation des maisons etc…) et aussi à titre collectif dans tous les domaines abordés dans cette partie : religieux, recherche éducation politique et organisation internationale.
IV – Beaucoup de conscience
Aujourd’hui de plus en plus d’humains ont pris conscience
- qu’il fallait changer pour sauver notre planète surexploitée par un développement énergétique incontrôlé
- qu’il fallait protéger les forêts décimées
- qu’il fallait protéger la flore ravagée par les engrais
- qu’il fallait protéger les espèces animales en voie de disparition
- qu’il fallait s’entraider et réduire les inégalités
L’écologie est une science définie comme étant l’étude des milieux où vivent les êtres vivants, ainsi que les rapports de ces êtres avec le milieu (écologue). C’est aussi une Doctrine visant à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel, ainsi qu’à la protection de ce dernier.
L’Aumisme est une philosophie dynamique intégrant l’écologie. Dans son ouvrage “l’Aumisme la Doctrine de l’Age d’Or”, Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH donne un code d’honneur pour l’homme vis-à-vis des règnes de la Nature[14], il définit aussi le rôle des scientifiques qui doivent agir en pleine conscience[15], Il aborde le rôle primordial de l’éducation[16].
“Face aux graves défis de la mondialisation et de l’environnement, il est urgent que les humains s’ouvrent de plus en plus nombreux au message d’Amour et de Paix universel prôné par l’Aumisme afin qu’ils puissent en profiter et répandre les techniques positives et lumineuses enseignées par le Messie Hamsah Manarah, comme celle-ci :
“Il suffit régulièrement, au moins deux fois par jour, d’envoyer des pensées de Paix et d’Amour dans les six directions de l’espace, comme ceci :
Que l’Amour, la Paix, le Bonheur, la Prospérité, la Lumière, la Connaissance, la Félicité, la Béatitude soient pour tous les êtres dans toutes les directions de l’espace, au nord, à l’est, au sud, à l’ouest, au zénith et au nadir.
Cette façon de bénir le monde et l’univers constitue une contribution capitale afin d’alimenter le fleuve d’Amour créé par les hommes de bonne volonté.”
Voici le lien vers cette courte vidéo : https://aumisme.org/alimenter-le-fleuve-damour/
Conclusion
Dans cet exposé nous avons présenté différentes causes naturelles de refroidissement et de réchauffement des températures de la planète. Actuellement nous vivons un réchauffement causé par l’homme qu’il faut absolument réduire pour donner à nos enfants une terre vivable. Les scientifiques nous ont alerté et désormais beaucoup d’entre nous sommes concernés par le péril à venir, si nous ne faisons rien. Il est important de développer une conscience collective entre humains, et avec les animaux, les végétaux et les minéraux.
Christine AMORY-MAZAUDIER
Experte auprès des Nations Unies pour la navigation satellitaire
Consultante à l’ICTP/UNESCO pour la physique de la météorologie de l’Espace
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[1] Plan de l’écliptique C’est le plan qui contient le centre de gravité du Soleil et le centre de gravité de la Terre tournant autour du Soleil ; ce plan est projeté à l’infini et sert à définir un système de coordonnées pour repérer les étoiles. Il est ainsi nommé car c’est dans ce plan que l’on observe les éclipses
[2] Milutin Milanković (souvent francisé en Milankovitch), un ingénieur, astronome, géophysicien, inventeur et climatologue serbe, né le 28 mai 1879 à Dalj, en Autriche-Hongrie, aujourd’hui en Croatie et mort le 12 décembre 1958 à Belgrade, en Yougoslavie, aujourd’hui en Serbie, un ingénieur, un astronome, un géophysicien, un inventeur et un climatologue serbe
[3] Legrand J.P., M. Le Goff, C. Mazaudier , On the climatic changes and the sunspot activity during the XVIIth century, Annales Geophysicae, 8 (10), 637-644,1990.
[4] Sur le site https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/variations-climatiques-bases.xml#sur150a. vous trouverez l’influence du CO2 sur l’élévation de température
[5] IPCC en anglais www.ipcc.ch
[6] www.girgea.org
[7] www.iswi-secretariat.org
[8] https://www.routledge.com/authors/i16032-henry-woo#bio
[9] https://www.un.org/sustainabledevelopment/economic-growth/
[10] Greta Thunberg – Speech, Quotes & Activism – Biography
[11] Site : https://youthforclimate.fr
[12] Site : Accueil | Ministère de la Transition écologique (ecologie.gouv.fr)
[13] Communiqué par l’agence Reuter site : Newswire/REX/SIPA
[14] L’Aumisme la Doctrine de l’Age d’Or, page 191 : Le Code d’honneur de l’homme face aux règnes de la Nature
[15] L’Aumisme la Doctrine de l’Age d’Or, page 171 : Science et évolution spirituelle
[16] L’Aumisme la Doctrine de l’Age d’Or, page 235 : Préparez les enfants pour l’Age d’Or