Extrait de : “L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or”, p. 248 de S. HAMSAH MANARAH
APPEL A LA JEUNESSE
A vous, jeunes dans ce monde en mutation, je dis :
Souvenez-vous à tout instant mes amis,
Que vous êtes l’espoir de l’humanité en devenir ;
Que le bonheur de demain dépend
De votre action de chaque minute, de chaque jour ;
Que par le choix de vos secrètes pensées,
Vous forgez irrémédiablement votre réel destin.
Si vous voulez maintenir un haut niveau de pensée,
Honorant l’homme aux nobles ambitions,
Et contribuer à maintenir un climat d’harmonie,
Instruisez-vous, cultivez-vous,
Apprenez à aimer toute l’humanité,
La nature avec ses éléments, ses arbres, ses rochers,
Ses animaux, ses couchers de soleil
Mais aussi ses tempêtes, ses orages,
La pluie qui vivifie
Et purifie l’air empesté des villes.
Adonnez-vous à l’art, la peinture, la musique,
La sculpture, la photographie ;
Aux sports et aux arts martiaux.
Aimez la lecture des livres qui distraient
Mais préférez celle des ouvrages qui enrichissent
Votre compréhension de la science,
De l’homme et de l’Univers.
Mais, par-dessus tout, mettez l’accent
Sur la culture des plus belles fleurs du cœur.
Il importe que vous sachiez que l’envie, la jalousie,
L’absence de contrôle des passions,
La faiblesse, la démission, le manque de courage,
Ne font pas la grandeur de l’homme.
A l’opposé, tout ce qui a été prôné durant des siècles
Par la culture humaniste classique,
Esprit de sacrifice, désir de dépassement,
Sublimation des passions, exaltation de l’héroïsme,
Tout cela reste d’actualité.
Car la transformation la plus efficace,
Celle qui intéresse la société sans distinction de classes,
Bien qu’elle soit la moins spectaculaire,
N’est pas une brutale révolution,
C’est la réforme intérieure durablement salutaire.
O toi qui rêves de faire de grandes choses,
N’oublie jamais que se donner à une cause,
Suppose une importante condition : s’appartenir…
Il importe de découvrir
Que tu n’es pas ce corps ;
Aussi beau et harmonieux qu’il soit
Tu n’as pas à en tirer vanité.
Débile ou faible, tu n’as pas non plus
A mépriser ta guenille de chair
Car ton essence est de nature divine.
Et n’oublie pas qu’en toi, le Moi Suprême
Attend patiemment d’être reconnu de toi-même
Afin de mieux libérer la divine lumière
Se cachant en ton cœur comme en celui de chaque être.
N’aie pas honte de prier
A cause de stupides copains
Applique-toi à répéter un son sacré
Cela t’aidera aux moments difficiles.
Sois attentif au monde, sois réaliste.
Délaisse cependant les lieux de perdition,
Où l’on s’expose à la négative contagion.
Lorsque tu auras conquis les diplômes,
La position souhaitée,
Tâche de rendre ta vie plus harmonieuse.
Ne gaspille pas tes énergies dans mille directions.
Apprends encore mieux la psychologie des gens.
Cherche des modèles intelligemment,
Parmi les grands serviteurs de l’humanité.
Cherche dans quelle voie tu pourras les imiter,
Suivre leur exemple et servir toi-même.
Garde-toi de l’envie et ne désespère pas,
Si tes moyens intellectuels ne te permettent pas
De briller dans le monde,
Comme politicien, savant, philosophe, poète.
A chaque être correspond une tâche,
Une mission sur cette terre,
Aussi humble soit-elle, elle compte pour l’humanité.
Quelle que soit celle qui te sera dévolue,
Accomplis-la avec perfection,
Fais de chaque acte une offrande, une prière
A la Conscience Transcendante régissant notre Univers.
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