Résumés des conférences 2018-05-27T16:32:09+00:00

Résumés des conférences du Colloque 2018

N° 1

SORTIR DE LA VIOLENCE, UNE PRIORITE

Sortir de la violence ? Un enjeu crucial. « Nous sommes actuellement, dit le fondateur de l’Aumisme, dans une période charnière » : les ultimes soubresauts de l’Age des divisions, des violences résistent à l’aube d’une Ere nouvelle qui répond au besoin vital de réconciliation, de fraternité.

 

Résumé

On constate certes des avancées, des prises de conscience qui rendent plus sensible aux préjudices causés par des violences de tous ordres. Mais il y a encore beaucoup à faire et ce colloque contribue à envisager des solutions pour diminuer la violence dans le monde au travers d’une véritable alchimie intérieure : il ne s’agit plus d’accuser Dieu de nos malheurs mais bien de reconnaître individuellement et collectivement que pour diminuer la souffrance du monde, nous devons changer, faire de nouveaux choix en tous domaines. Cela veut dire entre autres, cultiver la non-violence en soi-même, sortir de l’intolérance religieuse, de la violence envers la nature, réconcilier science et conscience, orienter ses pensées de façon juste, positive et bienveillante…

Ce changement est facilité en retrouvant son unité avec Dieu présent dans tout ce qui vit : on prend conscience que l’humanité entière est une seule et même grande famille, que la solidarité doit unir tous les êtres vivants.

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N° 2

CULTIVER LA NON-VIOLENCE EN SOI-MEME

La violence… c’est toujours celle de l’autre !

Pourtant, elle existe aussi en chacun, et le fondateur de l’Aumisme le rappelle : « Le premier champ de lutte pour un meilleur devenir est notre propre personnalité. »[1]

Mais par où commencer pour cultiver en soi la non-violence ?

 

Résumé

Au départ, l’important est d’apprendre à se connaître. Découvrir et comprendre les causes de sa propre violence implique de s’observer comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre, de voir sans se juger ses peurs, son égoïsme, son orgueil ou son intolérance pour mieux les dépasser. Il est alors possible d’être vigilant par rapport à ses émotions, ses intentions, ses réactions et de trouver des solutions en soi-même : développer la force intérieure nécessaire à la non- violence qui n’est en aucun cas de la faiblesse ; la capacité de pardonner à soi comme à autrui, « le seul moyen de mettre fin à la haine. »[2]

Autant de clés pratiques à chaque étape de ce cheminement, accessibles à tous dans l’Enseignement écrit de Sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah.

La non-violence intérieure transforme aussi sa relation à l’autre : elle ouvre à la compréhension, à l’altruisme, à l’amour. Au final, elle nous rend plus heureux et rend plus heureux notre entourage.

 

[1] Le Yoga de l’Amour dans la Force p. 39. Ed Albin Michel
[2] Vers un Age d’Or d’Unité p. 178.

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N° 3

SORTIR DE L’INTOLERANCE RELIGIEUSE

Au cours de l’histoire que de violences ont été mêlées à la religion, les uns pourchassant les impies, persécutant les minorités religieuses ou s’affrontant au nom d’un Dieu décrété supérieur à celui des autres – sans compter ceux qui veulent éradiquer toute spiritualité…

Comment sortir du sentiment d’impuissance face aux ravages de tant d’intolérance ?

 

Résumé

Le sectarisme, hélas courant au niveau politique ou religieux peut glisser vers l’intolérance qui, si elle imposer « sa » vérité par la force, sombre dans le fanatisme : la religion est alors détournée de l’Amour de Dieu, par des humains qui projettent sur Lui leur propre violence.

Mais inverser ce processus est possible : l’intolérance habitant leurs pensées, les hommes, ont le pouvoir d’en sortir en changeant leur façon de penser. Pour les aider, le fondateur de l’Aumisme, dans Sa Mission d’Envoyé des Temps nouveaux, rappelle que le Divin est en chacun et que toutes les religions sont sœurs car Dieu est Un quel que soit le Nom qu’on Lui donne. Il dit aussi : « Peu m’importe d’être reconnu comme le Messie, seule compte pour moi l’Unité des religions ». Le monastère du Mandarom où se côtoient temples et statues de nombreuses Traditions, la possibilité pour les aumistes de garder leur religion d’origine, témoignent qu’il est possible de vivre ensemble dans le respect des différences et de prier ensemble avec le OM, Verbe divin présent dans amen, amin, aum.

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N° 4

SORTIR DE LA VIOLENCE ENVERS LA NATURE

Préserver la nature : une action urgente, nécessaire à notre propre survie. Mais d’où vient l’osmose entre l’homme et la nature ? Quel est le fondement de l’écologie aumiste ?

Résumé

Que de violences notre humanité moderne fait- elle subir à sa terre vivante en la gorgeant de substances toxiques pour produire toujours plus ! La liste des pollutions et de leurs conséquences est longue. Les agressions que l’homme fait subir à la terre, aux plantes et aux animaux lui reviennent dans la nourriture qui irrigue toutes ses cellules, dont ses cellules pensantes !

Il est donc indispensable de sortir de cet engrenage en orientant nos choix : si nous restaurons un lien d’amour avec la nature, elle nous le rendra en contribuant à notre bonheur. Dans l’Aumisme, l’évolution de la conscience du minéral au végétal et à l’humain au sein de la Pyramide évolutive des règnes de la nature est le fondement de l’écologie : nous devons préserver tous ces règnes car ils font partie de nous. Le Code d’honneur de l’homme face aux règnes de la nature, nous incite à la protéger en associant prière et action : « Les hommes au-delà de leurs différences, dit le Seigneur Hamsah Manarah, doivent savoir s’unir au chevet de leur cadre de vie malade d’être surexploité et pollué. » [1] Que nous soyons croyants ou athées, le temps presse !

[1] La Révolution du monde des vivants et des morts, p. 4

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N° 5

RECONCILIER SCIENCE ET CONSCIENCE

Définitions préalables :

La science, au sens général, désigne l’ensemble des connaissances humaines « qui se rapportent à des faits obéissant à des lois objectives (ou considérés comme tels) et dont la mise au point exige systématisation et méthode »

La conscience : Appréhension par un sujet de ce qui se passe à l’intérieur et hors de lui-même. Ce qui est appréhendé par la conscience (1), ensemble des phénomènes de la vie mentale d’un sujet à l’état d’éveil. (Morale) Capacité à porter des jugements moraux, à connaître le bien du mal.

ÉtymologieL’étymologie de « science » vient du latin, « scientia » (« connaissance »), lui-même du verbe « scire » (« savoir ») qui désigne à l’origine la faculté mentale propre à la connaissance.

L’étymologie de conscience vient du latin conscientia et naturellement décomposé en « cum scientia ». Cette étymologie suggère non seulement la connaissance de l’objet par le sujet, mais que cet objet fait toujours référence au sujet lui-même. La conscience englobe la science.

 

Résumé :

Dans l’Aumisme, la Science et la Conscience ne sont pas séparées. L’homme a différents plans de conscience[1] qui concernent différents types de connaissances. Les différents plans sont : le plan 1 de l’absolu, celui de la conscience divine ou conscience universelle, celui du principe divin, le plan 2 correspond à l’Ame, la partie divine en chacun de nous, le plan 3 est le plan de l’intuition spirituelle, les plans 4, 5 sont les plans de l’intellect, le plan n° 6 est celui des sentiments élémentaires et le plan n° 7 est le plan matériel.

La conscience donne un sens, une morale à tous les actes de la vie et concerne tous les plans.

Le plan 1, celui de la fusion avec la conscience divine est atteint par certains êtres. C’est un état de conscience qui est décrit dans toutes les traditions : le Samadhi (hindouïsme), la transfiguration (christianisme), l’illumination (bouddhisme) etc…

La science est neutre, elle ne s’occupe pas du bien ou du mal. Une découverte scientifique peut être utilisée en bien ou en mal suivant la conscience humaine. Ainsi la radioactivité a été utilisée pour détruire (bombe) et pour guérir (radiothérapie). De même le système GPS au départ créé par l’armée américaine pour atteindre des cibles militaires est devenu aujourd’hui un système de guidage des automobiles. La Science ne peut être ignorée car elle est utile. Gandhi disait :

On ne peut éliminer la misère sans le concours de la science et de la technologie.’

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, décrit les utilisations de la science actuelle positives et négatives[2]. Seule la conscience humaine peut décider de bien ou mal utiliser les découvertes scientifiques. Dans l’Aumisme, la conscience se trouve dans toute la création et donc dans les règnes de la Nature (minéral, végétal, animal et humain). Il est important de respecter la nature.

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH donne un code de morale aux scientifiques[3] :

« Le scientifique de l’Age d’Or s’engagera à respecter un certain code de morale.

-L’homme de science avisé cherchera avant tout le bonheur de ses semblables dans le respect de l’équilibre des règnes de la nature. »

Pour conclure : C’est la conscience de l’humanité qui décide de bien ou mal utiliser la science.

 

 

[1] L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, page 91

[2] Une Loi pour détruire le mal, pages 201-207

[3] l’Aumisme la Doctrine de l’Age d’Or, page 176

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N° 6

MIEUX PENSER POUR MIEUX VIVRE ENSEMBLE

Nous sommes tous d’accord pour sortir de la violence et parvenir un jour à mieux vivre ensemble. Mais on n’a pas de baguette magique. Et s’il y avait en soi de quoi changer le plomb en or ?  

 

Résumé

Sous différentes formes, la violence s’insinue quotidiennement dans nos façons de penser : course à la consommation, violence des films et jeux vidéo, catastrophisme ambiant qui nourrit les peurs, préjugés stigmatisant la différence, injustices et inégalités facteurs de révolte etc. Mais sommes-nous étrangers à tout cela ? Nos pensées sont créatrices : « Si vous pensez mal, vous agirez mal. Si vous agissez mal, vous perpétuerez les guerres. Si les guerres se perpétuent, vous accroîtrez le malheur de votre planète. » [2]

Il est donc de notre responsabilité de favoriser la paix en cultivant le sentiment d’unité, en associant à l’action des pensées positives et bienveillantes à l’égard de nos semblables, en particulier des chefs d’Etat – sans oublier que la prière du OM est d’abord une pensée d’amour. Apprendre aux nouvelles générations à mieux penser favorise donc leur bonheur et les prépare à mieux vivre ensemble. Ainsi, chacun peut apporter sa contribution à un vivre-ensemble pacifié.

[2] La Doctrine de l’Aumisme

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