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 SORTIR DE LA VIOLENCE ENVERS LA NATURE

 

Cet exposé, ” Sortir de la violence envers la nature pour mieux vivre ensemble”, nous l’aborderons en trois parties :

  1. Un bref constat des violences humaines exercées contre la nature
  2. Leurs conséquences
  3. Les moyens de sortir de cette violence, avec la contribution de l’Enseignement aumiste

 

I – UN BREF CONSTAT DES VIOLENCES HUMAINES

 

C’est au nom de la terre que j’ai travaillée toute ma vie active, et que je travaille encore, que je vous invite à comprendre les violences que notre humanité moderne fait subir à la terre, notre mère nourricière, et du même coup, aux plantes, aux animaux et aux hommes. 

A la terre en lui demandant de produire au maximum et tous les ans sans jamais de repos.

Aux plantes : sous prétexte de nourrir le monde (les pays en voie de développement) on force les plantes à produire au maximum avec des engrais et des pesticides qui ne sont autres que des résidus des guerres que les hommes utilisent pour s’entretuer (explosifs

= nitrates = engrais) pesticides (matières actives des chambres à gaz) « commentaire ».

Aux animaux : on concentre les élevages dans des bâtiments avec une nourriture de conserve, qui n’a rien à voir avec la nature. Par exemple : La vache est soit une usine à lait, soit une usine à viande avec une alimentation super azotée (excitante) alors on écorne les vaches. La reproduction naturelle est rare, l’insémination artificielle domine largement. Le robot se généralise, et la relation de l’homme à l’animal s’éloigne. Sachons que nous ne nourrirons pas la planète avec les protéines animales, la vache doit absorber 8 à 10 protéines végétales pour faire une protéine animale sous forme de viande, c’est donc une protéine de riche. 60 % de la production céréalière est consommée par le bétail. En arrêtant de manger de la viande avec ces 60 % mis dans nos assiettes, on est loin de la famine.

En résumé, c’est l’homme moderne de notre humanité dite évoluée, qui domine et gère l’agriculture avec un service technique de pointe, et d’assistance, pour répondre aux besoins de la transformation industrielle et de la grande distribution.

II – LES CONSEQUENCES

Sachons que toutes les violences que nous faisons subir à la terre, aux plantes et aux animaux reviennent aux hommes dans la nourriture, et cette nourriture irrigue toutes nos cellules dont nos cellules pensantes et créatrices. Sachant que l’on devient ce que l’on mange, comment peut-on penser juste avec une telle alimentation et de plus quand on asperge les nitrates (engrais) et les pesticides sur les végétaux, ceux-ci n’absorbent pas tout, la terre en reçoit, elle se douche par l’eau de pluie et les renvoie… dans l’eau de notre robinet.

Dans le livre L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, il est expliqué que la Terre est un Etre vivant, oui la Terre est vivante, elle nous renvoie les polluants mais elle est aussi capable de conserver les forces de vie de la semence. Un exemple frappant : en 2016, les champs de colza désherbés depuis 60 ans sont soudain devenus tout bleus de fleurs de bleuets. Ce ne sont pas les agriculteurs qui les ont semés, c’est donc bien la terre qui a su garder les forces de vie de la semence du bleuet malgré les désherbants… Quelle leçon… Quant à la pollution de l’air, quand on va dans les champs au printemps, c’est rare de sentir les odeurs de la nature qui s’éveille, les produits chimiques dominent. Rencontré dernièrement, Pierre Rabhi nous disait : « l’homme est pourtant intelligent, mais il s’auto-détruit. »

Et le réchauffement climatique est bien là, les moissons et les vendanges se font désormais avec 15 jours à 3 semaines d’avance, avec ce que j’ai connu quand j’étais jeune paysan. En plein été, quand il y a une couche nuageuse, il faut presque se couvrir et quand le soleil brille, on brûle. On comprend que la couche d’ozone, notre protection, est affectée.

Arrêtons dans le négatif, la liste est longue des catastrophes, des cataclysmes que l’homme provoque par ses agressions, ses pollutions au nom d’une rentabilité à court terme qui met en danger les générations futures. Bien sûr, il y a des avancées, les dirigeants de nombreux pays sont conscients du danger comme en témoigne leur mobilisation lors de la COP 21 à Paris en 2015. Mais les divisions, les retards, entravent les mesures qui doivent être prises d’urgence… Il nous faut sortir de cette violence. Alors comment ?

 III – COMMENT SORTIR DE LA VIOLENCE EXERCEE CONTRE LA NATURE ?

 

Dans ma génération, nous avons été conditionnés, suite à la guerre de 39-40 en pénurie alimentaire, pour mettre en place ce qu’on a appelé « la révolution verte des années 60 ». Expérience faite, il nous faut impérativement changer de cap, il nous faut changer de plan de conscience collectivement. Mais la base de la collectivité, c’est d’abord nous-mêmes. On aimerait bien que les autres changent, mais pour ce faire, nous devons commencer nous-mêmes.

Orienter nos choixA l’image de la terre qui filtre les énergies de vie évolutives et les énergies de destruction involutives, il nous faut faire ce même travail d’abord dans la pensée, parce que tout démarre dans la pensée. Nous sommes ici actuellement suite à notre pensée. L’action de venir ici a suivi. Continuons avec l’exemple de l’agriculture : quelle façon de penser et d’agir nous permettent de nous réconcilier avec la terre ? Nous avons vu que nos choix alimentaires conditionnent notre comportement vis-à-vis de la nature et que l’état dans lequel se trouve la nature devient notre propre miroir. Si nous voulons une agriculture respectueuse de l’environnement, avec une nourriture saine, inspirée des forces de vie, alors, donnons la préférence par notre geste alimentaire, à l’agriculture qui nourrit, soigne et purifie l’organisme, une nourriture qui éveille notre conscience en dormance.

L’Enseignement aumiste donne une place essentielle à la façon de penser et de choisir ses comportements face à notre environnement. Il nous permet de mieux comprendre pourquoi l’homme a le devoir de le protéger. 

Prendre conscience du lien entre les humains et la nature : Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH nous explique que la conscience évolue à travers les règnes de la nature, du minéral au végétal, du végétal à l’animal et de l’animal à l’humain. Arrivés au sommet de cette Pyramide Evolutive, nous avons donc d’abord des devoirs et non des droits envers la nature, nous devons la respecter. Soulignons qu’il est particulièrement important de bien traiter les animaux afin que l’expérience de la bienveillance en fasse plus tard des humains pacifiques.

« N’oubliez jamais que le son OM bat dans chaque minéral, dans chaque végétal, dans chaque animal, dans chaque humain » dit le Seigneur HAMSAH MANARAH dans La Révolution du monde des vivants et morts, p.198. Et Il nous invite à répéter le son OM pour l’évolution des règnes de la nature.

Sachons, voyez-vous, que même si la nature se venge des agressions humaines quand elle n’en peut plus, les forces de vie sont là. Mais elles sont discrètes, silencieuses, elles habitent la nature avec une patience impressionnante vis-à-vis de nous. Et si l’homme respecte la nature, elle le lui rendra en contribuant à son bonheur. Pour nous réconcilier avec elle, nous devons être des exemples de vie, nous devons être des guides, et pour ce faire, il nous faut acquérir cette purification intérieure qui nous permet d’être le canal de l’énergie de la vraie vie. Afin que notre Terre parvienne à l’unité dans la paix, l’amour, la sérénité, arrêtons de nous faire la guerre, arrêtons de juger. Acceptons-nous et acceptons avec nos imperfections, notre dualité et celles des autres, acceptons leur différence, afin de cultiver un sentiment d’unité dans l’humilité.

Dans le livre L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p. 207 Le « Code d’honneur de l’homme face aux règnes de la nature »  énumère les devoirs de l’homme de l’Age d’Or envers « Mère Nature » qui nous nourrit chaque jour. » Il nous incite à comprendre enfin que « tous les règnes : humain, animal, végétal et minéral au sein de la terre font partie d’un tout, comme une branche de l’arbre de vie, comme une vague de l’océan, comme une facette du Diamant de la création. »

Il nous incite à : « Bénir tous les règnes de la nature, bénir tous éléments : la Terre, l’Eau, le Feu, l’Air et l’Ether et les entités qui les régissent. Bénir les rochers, les montagnes, les lacs, les rivières les forêts, les plantes, les arbres, bénir les animaux, les humains, les planètes, les étoiles et les habitants de tous les univers…            Prier pour l’évolution de tous les règnes, de tous les niveaux de consciences, animés et inanimés. Ressentir son UNITE avec la nature et avec tout l’univers entier. »

En conclusion, la nature est indispensable à la vie humaine, la préserver est donc l’affaire de tous sans distinction.

« Les hommes au-delà de leurs différences, dit le Seigneur HAMSAH MANARAH, doivent savoir s’unir au chevet de leur cadre de vie malade d’être surexploité et pollué.» La Révolution du monde des vivants et des morts, p.4

Des hommes et des femmes de bonne volonté en ont pris conscience et agissent sur le plan individuel et associatif pour protéger l’environnement. Mais il faut étendre et continuer ce combat au coude à coude par la prière et l’action pour que cesse la violence envers la nature, pour que soit fait le choix de la vie à l’échelle planétaire.

Voyez-vous, en cette aube d’Age d’Or il n’y a pas de repos, et nous sommes dans l’urgence alors « bon courage ».

B. Ronot

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