AGIR POUR LA PLANETE
Cet exposé abordera 4 thèmes
- L’interdépendance de tout ce qui vit sur la planète et donc la nécessité d’une approche systémique
- Le changement climatique et les travaux des scientifiques dans ce domaine
- Les résultats d’un projet international réussi basé sur des règles éthiques et le partage des connaissances
- Les réponses de l’Aumisme : conscience et solidarité
1. Interdépendance : une approche systémique est nécessaire
L’Aumisme, comme d’autres doctrines religieuses, intègre la réincarnation avec le principe que la conscience est présente dans le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Un humain acquiert une âme individuelle après la transmigration à travers les différents règnes. La conscience évolue à travers les différents règnes dans des âmes groupes, réunissant tous les êtres d’une même espèce. Une conscience individualisée existe uniquement pour les humains. La conscience de tous les êtres composant tous les règnes est organisée dans une pyramide évolutive. Cette approche unitive relie en conscience les humains à l’entière nature. L’humain placé en haut de la pyramide évolutive a pour but d’atteindre le Divin et pour devoir de protéger tous les règnes inférieurs.
Aujourd’hui, de nombreuses associations agissent pour la protection de la Nature. Nous nous appuierons sur le site de www.worldwildlife.org qui donne des conseils dans ce domaine.
Le règne minéral est surexploité et des régions de la planète ont été et peuvent être détruites à cause de nos actions ( voir sur le site www.worldwildlife.org ), les régions de notre planète à sauver). Nous ne citerons ici que le récent développement de l’énergie basée sur l’extraction du gaz de schiste qui détériore les sols. Notre société qui nécessite de plus en plus d’énergie porte atteinte à la survie de notre planète. Notons ici que l’utilisations des énergies fossiles a pour conséquence le réchauffement climatique.
Tout comme le règne minéral, le règne végétal est surexploité et nous développerons uniquement le cas de la déforestation qui entraîne de nombreuses nuisances citées ci-dessous.
« L’effondrement de la biodiversité : Destruction des habitats naturels et menace de 80% de la biodiversité terrestre
L’amenuisement des ressources en eau : perturbation du cycle de l’eau, la déforestation menace la disponibilité de l’eau.
La mise en danger humaine : Multiplication des glissements de terrain, coulées de boue et inondations
Impacts sanitaires : Les risques d’épidémies et de propagation de maladies infectieuses par le biais des insectes et des animaux augmentent.
La disparition de la sécurité alimentaire : érosion des sols, les sécheresses se multiplient et la désertification avance.
L’accentuation des changements climatiques : La déforestation provoque l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Et donc, par ricochet, accentue le dérèglement climatique » Texte de Magali Casado résumé
La déforestation n’agit pas seulement sur le réchauffement de la température de la terre, cette précédente énumération souligne l’aspect de l’interdépendance entre les règnes de la nature, minéral, végétal, animal et humain.
L’exploitation du règne animal provoque : les transferts des maladies des animaux à l’humain : zoonose. Différents facteurs interviennent dans la zoonose :
1) la domestication, ainsi les bovins nous ont transmis la rougeole, les porcs la coqueluche, etc.
2) l’intrusion de l’homme sur le territoire des animaux sauvages, ainsi les singes nous ont transmis le VIH et les chauve-souris Ébola et le covid. Bien sûr il y a le développement des vaccins mais il serait plus approprié de respecter les animaux.
La disparition massive d’espèces. Le site www.worldwildlife.org donne la liste des espèces en voie de disparition qu’il faut protéger. Parmi ces espèces il y a le loup, mais nous constatons que la protection des loups est contestée par les bergers car ces derniers attaquent leurs troupeaux.
Nous noterons que concernant le respect des animaux, des progrès ont été faits dans ce domaine, et que désormais les souffrances infligées aux animaux sont passibles de prison ferme.
Pour les humains, il est conseillé :
De bien manger,
D’optimiser sa consommation en énergie,
De se déplacer autrement,
De réduire ses déchets,
De réduire son empreinte numérique,
De choisir ses matériaux de construction et ameublement,
De mieux gérer sa consommation d’eau, etc.
Tous ces conseils font désormais partie de l’éducation donnée aux enfants dans les écoles. La nouvelle génération est préparée à l’idée qu’il faut changer notre mode de vie car les ressources de notre planète ne sont pas illimitées. Dans ce domaine, les médias ont joué leur rôle d’information.
Au niveau individuel chacun doit agir pour la planète de façon responsable.
Au niveau collectif, il faut des actions des gouvernements pour développer l’écologie dans tous les domaines.
2. Le changement climatique et les travaux des scientifiques dans ce domaine
Depuis plusieurs décennies les scientifiques alertent sur le réchauffement climatique induit par notre mode de développement qui produit des gaz à effet de serre.
L’effet de serre est un phénomène naturel, la vapeur d’eau et des gaz entourant la terre retiennent une partie de la chaleur du soleil. La température moyenne sur la terre est de 15°C, sans cet effet de serre elle serait de -18°C. L’activité humaine crée des gaz qui renforcent cet effet de serre, car ces gaz mettent longtemps à s’éliminer de l’atmosphère.
Le gaz carbonique représente la moitié des polluants, il provient :
- des activités qui brûlent du charbon, du pétrole ou du gaz c’est-à-dire des activités humaines concernant le chauffage, les transports, les usines, la vie dans la maison etc.
- de la déforestation, si il y a moins d’arbres, les forêts absorbent moins de gaz carbonique
Le méthane est créé
- par la décomposition de certaines matières organiques, il est produit par les décharges d’ordure, des pets des vaches des buffles des chèvres etc…, des marécages ou des glaces qui fondent, des fuites dans les puits de pétrole etc…
D’autres gaz proviennent
- du fonctionnement des réfrigérateurs ou des climatisations
- de l’utilisation d’engrais
Cette énumération montre que pratiquement toutes nos activités contribuent à augmenter l’effet de serre provoquant l’augmentation de la température de la Terre.
Nous devons changer les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par des énergies renouvelables
Nous devons modifier notre habitat, isoler les vieilles demeures et construire des maisons passives,
Nous devons arrêter l’élevage intensif, arrêter l’utilisation d’engrais
Etc ;
L’augmentation de la température de la terre a de graves conséquences : sécheresses, inondations, fontes des glaces, montée du niveau de la mer, mise en danger d’espèces animales, etc…
« Le GIEC, groupe d’experts sur l’évolution du climat, conclut dans son rapport du 9 août 2021 que le climat est en train de changer partout dans le monde et plus rapidement que prévu. Même en limitant le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles devraient se multiplier ».
Les scientifiques entreprennent régulièrement des campagnes de mesures pour affiner les prévisions du GIEC. Une expédition scientifique en Arctique MOSAÏC (Multidisciplinary drifting Observatory for the Study of Arctic Climate) a regroupé plus de 300 scientifiques de 20 pays différents. Ce groupe de scientifiques est parti à bord d’un brise-glace qui a dérivé, en suivant le mouvement de la glace, pendant toute une année du 20 septembre 2019 à septembre 2020.
« L’objectif principal de cette campagne de mesure scientifique était l’étude du système climatique arctique incluant l’étude de l’atmosphère, l’océan, la glace marine et la biosphère, ainsi que leurs interactions. L’Arctique a été choisi car son système climatique est particulièrement sensible aux changements climatiques, Il réagit de façon complexe et son impact sur le reste du globe est important. »
Expédition MOSAiC: mieux comprendre la crise climatique grâce à l’Arctique (theconversation.com)
L’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que les autres régions de la planète au cours des 50 dernières années, et la hausse des températures en Arctique reste plus prononcée que le réchauffement moyen mondial au cours du 21ème siècle. Le 6ème rapport du GIEC, dans la partie rédigée par le Groupe de Travail I, publiée le 9 août 2021, signale que la banquise arctique actuelle est à son niveau le plus bas depuis 1950, et devrait atteindre des conditions pratiquement libres de glace en fin d’été au moins une fois avant 2050, quel que soit le scénario appliqué.
La banquise pourrait complètement disparaître en été dans les années à venir.
3. Projet international basé sur le partage des connaissances
Dans le paragraphe précédent, nous avons présenté la contribution des scientifiques aux études sur le réchauffement climatique. Ce paragraphe est dédié à un programme international développé sous l’égide des Nations Unies dans le cadre des applications pacifiques de la science
Le projet intitulé UNBSSI (United Nations Basic Space Science Initiative https://www.unoosa.org ) avait pour objet d’introduire les sciences de l’Espace dans les pays en voie de développement. Ces recherches étant principalement faites dans les pays développés.
L’expérience décrite concerne principalement l’Afrique. Nous avons commencé par faire un audit sur le fonctionnement de la coopération dans la zone francophone pour analyser les points forts et les points faibles afin de proposer des améliorations. Nous avons mis en place un réseau scientifique sur la zone francophone avec les chercheurs volontaires pour développer les sciences de l’Espace.
Voici quelques règles éthiques qui ont permis le succès du projet :
- – faire une école dans le pays afin de sélectionner les étudiants les plus motivés pour participer à un projet scientifique;
- – définir le projet scientifique avec les scientifiques du pays, ceci a conduit à une très grande diversité d’études;
- – amener les instruments de mesure dans le pays pour avoir des mesures locales;
- – choisir des sujets nouveaux à l’interface entre plusieurs disciplines;
- – avoir un directeur principal dans son pays et des co-directeurs à l’étranger (pas forcément en France) pour chaque étudiant;
- – effectuer des séjours de formation à l’étranger dans les laboratoires des co-directeurs pour l’étudiant en thèse en alternance avec son université d’origine;
- – soutenir la thèse dans son pays d’origine, ce qui valorise son université;
- – obtenir un poste dans son pays, former un groupe de recherche et développer un cursus de sciences de l’Espace dans son université
La méthode mise en place sur la zone francophone dès 1991, a servi de modèle pour les autres pays africains. Dans le tableau ci-dessous nous résumons les problèmes réglés par cette méthode.
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Au Nord : Des chercheurs sans étudiant Au Sud : Des Etudiants sans professeurs ð Déplacement des professeurs vers l’Afrique et rencontre avec les étudiants lors d’écoles => pas d’émigration, pas de fuite des cerveaux ð Choix des étudiants par la motivation => très peu d’échec ð Grand nombre : nous avons permis à tout étudiant motivé de faire une thèse sans quitter son pays et d’avoir ensuite un poste dans son pays => insertion sociale |
Deux facteurs ont été très importants :
*Nous avons utilisé, pour développer la recherche sur l’Espace, le système GPS, car c’est un instrument de mesure pas cher. Maintenant nous utilisons le GNSS (Global Navigation Satellite System) qui regroupe les différents systèmes de navigation spatiale GPS (Amérique), GLONASS (Russie) GALILEO (Europe), BIEDOU (Chine) ;
Le GPS et plus généralement le GNSS sont au départ des systèmes de positionnement. Ils sont utilisés par de nombreuses disciplines scientifiques (sciences de l’Espace, météorologie, sismologie, géographie etc…) et permettent de nombreuses applications dans la vie de tous les jours (circulation des voitures, cadastre, agriculture, migration des animaux, épidémiologie etc…).
Ceci est important pour relier le monde scientifique à la population.
**Nous avons toujours développé le projet de chaque pays dans un cadre international;
Nous avons obtenu les résultats suivants sur 19 pays d’Afrique concernés
- 1991-2000 : 10 thèses
- 2001-2010 et 2011-2020 : 80 thèses
- 2021 : 64 thèses en cours
En 2023 : 154 thèses soutenues => 154 x 4 ans = 616 ans de travail
Il y a désormais 70 institutions ou Universités en Afrique qui étudient les sciences de l’Espace.
(sites web : www.girgea.org et www.iswi-secretariat.org)
Pays concernés
Onze pays francophones : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Maroc, République du Congo, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tunisie
Huit pays anglophones : Afrique du Sud, Egypte (elle est dans la francophonie), Ethiopie, Kenya, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Zambie.
4. Conscience et solidarité : Les réponses de l’Aumisme
Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH a rédigé un Code d’Honneur de l’Homme face aux Règnes de la Nature[1] , Ce code comporte 15 articles nous en citerons quelques-uns ci-dessous :
« L’homme doit :
*Savoir qu’il ne peut survivre sans la Nature,
*Apprendre à se nourrir afin de donner l’exemple du respect de la Nature et de la Vie.
*Refuser fermement d’être les pantins du scientisme et d’une société de consommation.
*Dans son cœur et son esprit, remplacer le droit qu’il revendique par le devoir à accomplir.
*Créer un « Conseil de Sages » chargé de censurer les inventions qui pourraient mettre en péril « Mère Nature » et notre vie sur Terre. »
L’homme ayant une conscience plus évoluée que celle des règnes de la nature a le devoir de respecter et d’aider les règnes de la nature dans leur évolution.
La mise en pratique de ce code d’honneur permet de résoudre les problèmes.
La Science est intégrée dans la religion aumiste. Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, dans un ouvrage intitulé « Une Loi pour détruire le Mal », a abordé les dangers de la science sans conscience[2] , et les bienfaits de la science avec conscience. Je rappellerai ici quelques points importants :
« La science au positif peut :
*Mettre fin aux famines
*Engendrer une conscientisation planétaire amenant les peuples à se comprendre et les obligeant presque à s’unir pour ne plus se détruire.
*Développer l’intelligence et les capacités du cerveau humain.
*Ouvrir le champ de vision de l’humain aux réalités du Cosmos et aider l’homme à se resituer à sa juste place dans l’économie de l’Univers.
*Aider les gouvernants à faire de bons choix en matière de médecine et d’environnement, en matière de préservation à tout prix de la chaine de vie. »
Dans la deuxième partie de cet exposé nous avons présenté la science au positif avec la mobilisation des chercheurs pour comprendre le changement climatique et ainsi proposer des solutions pour limiter ce réchauffement.
Dans le livre « La Loi d’Evolution des âmes », Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH propose 12 lois pour bâtir l’Age d’Or, un âge d’harmonie entre tous les humains et la Nature. L’une de ces lois, la Loi du partage, est essentielle :
Voici ses trois principes :
« 1er principe
Tu partageras ton savoir, tes connaissances et tes acquis matériels et spirituels avec ton prochain
2ème principe
Tu ne seras jamais comme l’avare assis sur son coffre aux trésors, laissant le monde crever de faim ou bien les âmes se suicider de désespoir.
3ème Principe
Tu penseras à ton prochain plus qu’à toi-même et l’aideras à évoluer, voire même à te dépasser s’il le peut. » [3]
Dans la troisième partie de cet exposé nous avons présenté un projet scientifique international basé sur le partage des connaissances. Ce projet a été développé dans le cadre des Nations Unies qui œuvrent pour les applications pacifiques de la Science.
Conclusion
L’Enseignement de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, délivré il y a 30 ans, a pour premier but l’évolution des consciences individuelles et collectives. Cette évolution seule permettra de garantir la pérennité de la vie sur terre.
Nous avons montré dans cet exposé que les humains sont de plus en plus conscients qu’il faut changer notre mode de vie, respecter la Nature et utiliser la Science à bon escient.
Christine Amory
Docteur d’Etat ès sciences physiques
[1] L’Aumisme la Doctrine de l’Age d’Or p. 206
[2] Une Loi pour détruire le mal p.201
[3] La Loi d’Evolution des âmes p. 305