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CULTIVER L’ESPRIT DE RECONCILIATION

La réconciliation est un thème fondamental dans l’Enseignement de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH qui est venu pour établir un idéal de Paix, d’Unité, détruisant les barrières factices entre les races, les peuples et les religions. « L’Unité nous dit-Il, n’est pas l’écrasement des contraires, mais leur réconciliation, leur unification en un même ensemble solidaire et fraternel. »[1]

Cultiver l’esprit de réconciliation, c’est semer et développer les graines des pensées et des sentiments qui vont nous aider à sortir de la souffrance infligée à nous-mêmes et à nos semblables. 

Cultiver l’esprit de réconciliation, c’est vouloir la Paix en soi et autour de soi et continuer à la vouloir, vouloir la Paix dans la continuité par une hygiène mentale.

Cultiver l’esprit de réconciliation, peut rester un travail profane, mais peut aussi devenir un travail spirituel qui donne au but un caractère sacré et en amplifie les effets et les répercussions.

Cultiver l’esprit de réconciliation, c’est admettre qu’il y a eu entente, conciliation, et que cet état doit être retrouvé : le sentiment d’unité avec le Tout, avec tout ce qui vit, le sentiment d’Unité avec le Divin.

Nous évoquerons alors la nécessité de :

I   – Changer d’état mental                       

II – Dépasser les limitations de l’amour humain pour cheminer vers l’Amour vrai, l’Amour Divin.

 I – CHANGER D’ETAT MENTAL

La haine est avant tout un engrenage,  un complexe psychologique, qui amplifie de façon démesurée les actes négatifs accomplis. C’est la logique du « œil pour œil dent pour dent » , où la victime d’hier devient le bourreau d’aujourd’hui : ceux qui ont souffert veulent à leur tour faire souffrir à l’échelle individuelle, puis collective. Pour sortir de cet engrenage, il faut changer d’état mental : il faut entrer dans l’Age de la Paix, de la fraternité appelé Age d’Or.

Sa Sainteté Le Seigneur HAMSAH MANARAH nous dit : « L’Age d’Or n’est qu’un état mental à conquérir et qui demeure à la portée de tout un chacun. »[2]

 Retenons trois points-clé qui peuvent nous permettre d’accéder à cet état mental :

– La voie du Grand Pardon

– Le détachement au passé

– L’hygiène mentale

1) La voie du Grand Pardon

Toutes les religions incitent leurs fidèles à pardonner, mais bien peu d’hommes mettent en pratique ce précepte. Les guerres de religion le prouvent malheureusement. Pourtant « Le pardon est le seul moyen de mettre fin à la haine »[3]

 Inlassablement, le Fondateur de la religion Aumiste a montré l’exemple du pardon des offenses, des ingratitudes et des trahisons. Il insufflait à chacun la force de se transformer. Comment ne pas reconnaître que Dieu est en nous, lorsque le regard bienveillant de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH se pose sur nous ?

Le regard qui rend beau : le regard de Celui qui sait, qui connaît tout de la nature humaine.

Le regard de Celui qui voit même ce à quoi notre conscience n’a pas encore accès, que nous ignorons, ou que nous avons oublié ou enfoui.

Le regard de Celui qui nous transperce, et perçoit à travers nos défauts, notre essence divine.

Et ce regard était le même pour chacun et à chaque instant.

Nous ne sommes cependant qu’un petit échantillon d’humanité, avec tous les défauts et manquements dont elle est capable. Mais l’expérience de l’acceptation de cet Amour et de ce Pardon, est radicale, inoubliable, décuple nos forces, notre enthousiasme, nous libère. Elle entraîne le Pardon à soi-même qui, régulièrement entretenu, nous permet d’aller de l’avant, d’oser se tromper, et repartir à nouveau, essayer encore, et autoriser l’autre à faire de même. Cependant, le pardon selon l’Aumisme n’a pas pour seule fonction d’effacer des pensées et des actes négatifs que chacun pourrait reproduire à son gré ! Le pardon, en allégeant la conscience, donne l’énergie et la liberté donc le devoir de se transformer, de se remettre en route en évitant alors de toujours retomber dans les mêmes travers. Notre capacité d’évolution est directement liée à notre capacité de pardon.

« Le premier pas, nous dit le Seigneur, c’est le Pardon à soi-même pour éviter l’autopunition. Le deuxième pas, c’est se tourner vers ceux qui nous ont fait du mal, qui nous ont fait le plus de mal, en leur disant : « Je te pardonne tout le mal accompli. Que la Lumière soit dans ton esprit, et l’Amour Divin dans ton cœur. » »[4]

Cette phrase peut-être prononcée mentalement et sans même la présence de la personne à qui l’on s’adresse. Seule l’attitude mentale de réconciliation importe, en étant attentif aux effets qu’elle génère … « Mes amis, il faut reprendre les mesures de chacun tous les jours », nous disait Sa Sainteté, pour ne pas fixer son mental à une situation ou à un défaut chez l’autre.

Je voudrais rajouter que notre devise était : « Aimer, servir , pardonner , méditer , réaliser le divin en soi. »

Elle est devenue : « Aimer, pardonner, servir, méditer , réaliser le divin en soi . »

Pardonner a pris la deuxième place, juste après Aimer, juste avant Servir. La nuance est à méditer : je ne peux pardonner sans aimer, mais si je n’ai pas pardonné à moi-même et aux autres, le reste ne peut pas suivre : servir, méditer, réaliser le divin en soi.

Le fondateur de l’aumisme préconise de pratiquer la Clé du Pardon à soi-même une fois par mois au minimum et une fois par semaine au maximum en précisant : « Souviens-toi, de ce pardon à soi-même dépend ta destinée heureuse et lumineuse. »[5]

Je terminerai sur le Pardon en insistant sur ce qui nous a été dit dans un exposé précédent : Sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah a accordé lors d’un grand rituel, le Grand Pardon à l’humanité entière, pour lui permettre de couper avec les engrenages du passé qui l’enchaînaient à la haine, pour lui rendre la liberté de construire la paix d’Age d’Or en changeant de mentalité.

Voici le deuxième point clé permettant ce changement d’état mental :

2) Le détachement au passé

Le passé imprègne nos pensées et nos actions en façonnant nos préjugés, nos réflexes conditionnés, nos réactions grégaires. Les conflits se perpétuent de siècle en siècle par attachement au passé et aux souvenirs d’expériences douloureuses. Dès l’enfance nous pouvons être conditionnés à considérer les peuples en fonction de ce que les générations précédentes ont vécu.

Au niveau individuel, le Seigneur HAMSAH MANARAH met en garde :

« Ne jugez personne comme étant votre ennemi mortel à vie, car sinon vous bloquez toute possibilité de changement en lui. »[6]

Les rancœurs et les souvenirs pesants alimentent en nous et projettent sur l’autre une énergie d’involution. De la même façon au niveau collectif, « l’attachement aux souvenirs des crimes commis par tel ou tel peuple, bloque la possibilité de changement du peuple fautif. »[7]

Dans l’ouvrage Vers Un Age d’Or d’Unité, nous lisons : « Il faudra un jour que chaque nation fasse une croix définitive sur son histoire des guerres passées. Les ressentiments devront disparaître avec tous les mauvais souvenirs, ainsi seulement et à ce prix disparaîtront les guerres et les ferments de haine ».[8]

Une des grandes richesses de l’enseignement de notre Maître spirituel réside dans un principe simple et salvateur : une fois les entraves analysées, Il nous propose des solutions pratiques de libération de ces chaînes. La pratique quotidienne de techniques intégrant tous les plans de l’être est la clé de l’évolution de chacun, ce qui nous amène au 3ème point.

3) L’hygiène mentale

La psychanalyse révèle le processus psychologique par lequel le monde dans lequel nous vivons est non seulement la projection de notre inconscient, mais la réponse donnée à nos réactions inconscientes. « On ne peut donc rien obtenir à moins qu’on ne le veuille à la fois avec le conscient et avec l’inconscient. » On ne s’étonne alors pas du foisonnement de techniques de positivation dans l’aumisme. Elles ont pour but d’alimenter notre inconscient, perçu comme une machine enregistreuse.

C’est la positivation du subconscient qui va nous permettre de nous détacher du passé, qui va nous aider à continuer de vouloir la Paix. Parce qu’il y a une partie de nous qui veut, et une autre qui ne veut pas : cette dernière s’appelle l’inertie, la paresse, la jalousie, l’orgueil, l’égoïsme, la peur, le manque de confiance en soi, l’attachement au passé… « La clé fondamentale de la plus haute évolution réside dans la positivation du subconscient »[9]

Nous pouvons également, réagir positivement s’il nous arrive d’être en conflit avec quelqu’un. Cet exercice demande d’être conscient du moment présent, afin de transmuter nos pensées en les remplaçant par une bénédiction émise vers celui qui a fait l’objet de notre agressivité, en affirmant :

« J’annule la pensée émise contre Un tel et lui renvoie une pensée d’amour, de paix, d’harmonie et d’unité. Puisse son âme me pardonner et se réconcilier avec mon Dieu intérieur. »[10]

Ici encore, la pratique régulière est essentielle. Insistons à nouveau, sur le fait qu’il s’agit bien davantage de chercher à se transformer en allégeant sa conscience, plutôt que d’effacer des pensées et des actes machinalement pour les reproduire ensuite à loisir. En exerçant notre vigilance, nous pouvons progressivement (durant une, deux, trois journées) n’agresser personne ni en acte, ni en parole, ni en pensée, jusqu’à ce que cette attitude fasse partie de notre vie.

II – DEPASSER LES LIMITATIONS DE L’AMOUR HUMAIN POUR CHEMINER VERS L’AMOUR DIVIN

 

L’amour au sein d’un petit groupe permet d’expérimenter la non-possessivité, le service des autres, la solidarité, le dépassement de soi. Par exemple, par amour pour sa famille, on apprend à devenir patient, généreux ; on devient capable de faire abstraction de sa personne pour le bonheur de ceux que l’on aime. Mais cet amour humain n’est qu’un palier dans l’échelle de l’amour.

L’amour humain comporte des limites.

En effet, la fraternité à l’intérieur de sous-ensembles se transforme souvent en exclusion de la différence. A travers cet amour limité, restreint, ce qui se manifeste c’est le caractère égocentrique d’un amour réservé à ceux qui nous apprécient, qui nous ressemblent, par la façon de penser, par la façon de vivre. L’amour humain est alors sectaire, exclusif, réservé à un nombre limité d’individus.

C’est pourquoi, Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, nous exhorte sans cesse, à développer le sentiment de l’Unité avec tout ce qui vit, pour rendre possible dans cette vie la conquête du vrai bonheur. Il nous dit : « Lorsqu’on aime quelqu’un, on aime l’Image Divine qu’il porte en lui. Sinon, ce n’est pas de l’Amour »[11]

Comment cheminer alors, vers l’amour vrai, celui qui dépasse les limites de l’égocentrisme et s’ouvre à l’unité ?

Par l’identification à la Conscience divine : en allant chercher la source profonde de l’Amour dans le Moi Suprême en nous-mêmes. Pour rétablir la paix, il faut avant tout rétablir son Unité avec le Dieu intérieur, présent en soi et en chacun. Car si l’on sent que l’autre est une partie de soi-même, comment peut-on alors le détester durablement ou vouloir sa mort ? Si l’amour ne s’invente pas, s’il ne se commande pas, il n’en reste pas moins vrai qu’il se cultive, qu’il s’éduque, tout au long d’une vie pour mieux s’exprimer. Nous en revenons à l’hygiène mentale, la positivation du subconscient, mais aussi à la pratique du hatha-yoga, des arts martiaux, ainsi qu’à celle du pranayama afin de maîtriser de mieux en mieux nos émotions et réactions.

Les aumistes ont aussi à cœur de pratiquer régulièrement méditations et prières en répétant le Son OM. Chaque prière, méditation, séance de Hatha-Yoga, repas, réunion etc. débute et se termine par des pensées bénéfiques et harmonisantes, pour tous les êtres sensibles et dans toutes les directions de l’espace.

Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH reste pour nous le meilleur exemple de Compassion pour tout ce qui vit, de Celui qui a atteint aux cimes de l’Amour Divin et a fusionné son âme dans le cœur de DIEU.

De nombreuses techniques développées dans ses 22 ouvrages permettent, si on les pratique, de développer ce sentiment d’Unité, d’entrevoir Dieu en chacun, tout en évitant l’écueil de la faiblesse et du romantisme béat.

Pour conclusion, voici un texte écrit par Sa Sainteté après avoir eu connaissance d’actions malveillantes commises par des personnes qui pourtant avaient été beaucoup aidées et aimées par Lui-même. C’est un poème qui s’adresse à l’humanité entière :

LA COLERE DU VENT

Homme ou femme, si tu rencontres quelque part

Un être insensé qui se dit mon ennemi,

Ou qui simplement se comporte comme tel

Par ses propos et ses agissements,

Dis-lui qu’il est en moi,

Et que je lui donne ma Paix.

Connu ou inconnu de mon mental,

Il est mon frère et je suis en lui.

Il devra donc cesser d’être son propre ennemi.

Quand un poing coléreux s’enfonce

Dans l’onde claire,

Celle-ci se déplace, puis reprend sa place

Le moment venu.

De même mon âme sans défense

Suit les mouvements imprimés

Par la furieuse force du vent.

Elle ne perd pas cependant sa noblesse,

Car elle vit dans un océan de béatitude.

Dis-lui avec amour,

Que ma compassion l’attend

Dans le sentier de la lumière,

Afin de l’aider, s’il en a le désir,

A manifester ce qui est déjà en lui,

Sans qu’il le sache :

La Paix de l’ETERNITE. »[12]