UNE EVOLUTION PERSONNELLE AU SERVICE DE LA PLANETE
Encore merci aux différents conférencières et conférenciers qui sont intervenus durant ces deux jours. Tout ce que nous avons pu entendre c’est une histoire d’Amour de portée universelle qui nous concerne tous, ainsi que tout ce qui vit sur Terre.
Comme le rappelait si justement le climatologue anglais James Lovelock : « Si nous voulons tous bien vivre sur terre et survivre à ce siècle nous devons comprendre qu’il ne suffit pas de se battre pour les droits de l’homme ».
Si Mère Nature devait intenter un procès à la civilisation humaine pour non-assistance à Planète en danger, elle nous accuserait d’être victimes d’une grande illusion, de l’orgueil de croire que nous dominons cette planète et que nous pouvons dilapider ses ressources pour en tirer profit.
CHACUN PEUT CONTRIBUER AU CHANGEMENT
Des questions se posent aujourd’hui :
– « Que peut faire une personne, que peut espérer changer un groupe sans pouvoir officiel, sans pouvoir légal de contraindre ? »
Parfois on continue à ne pas réduire ses excès de consommation individuelle en se disant que ce n’est rien à côté de la pollution industrielle cumulée des Etats Unis et de la Chine, ou face à la résistance opiniâtre d’un système économique qui refuse de changer. « Peu importe le cynisme froid et malhonnête de ceux qui prétendent agir pour notre bien, COP 21,22,23 qui ne sont que des promesses soumises à aucune contrainte, contrôle et engagement ne participant en aucun cas à freiner le dérèglement climatique », rappelle la sociologue Monique Pinçon Charlot du CNRS. Il faut agir et vite contre l’holocauste écologique.
– « Les vertus de quelques-uns peuvent-elles influencer le grand nombre ?
Nous allons montrer que les transformations bienveillantes ayant eu un impact profond sur le champ social sont la résultante d’un phénomène, tellement subtil au niveau individuel, qu’il est souvent pris à la légère par rapport aux indicateurs sociologique, politique, économique… Ce qui permet de devenir un acteur de la transformation individuelle et mondiale ? Faire des choix conscients au quotidien. De grandes figures ont ainsi fait basculer l’histoire dans le sens positif de l’évolution comme le Mahatma Gandhi, Martin Luther King, Benjamin Franklin, Mère Thérèsa et bien d’autres connus ou moins connus. Je pense à ces quelques femmes irlandaises issues d’un milieu ouvrier qui avec détermination ont réussi à mobiliser des millions de personnes pour faire taire la guerre entre catholiques et protestants.
L’Enseignement de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH démontre que la stratégie de « l’êtreté », terme proposé par le scientifique Stéphane Schwartz pour définir « la transformation individuelle amplifiée par une intention collective », fonctionne davantage dans la profondeur et dans la durée, car elle transforme le cœur des gens. Elle transforme à la fois la personnalité individuelle et les normes sociétales dans le sens de la bienveillance et de la bientraitance, y compris envers la Nature.
Le but de chaque être humain, largement développé dans l’Enseignement aumiste, doit être de reconstruire dans un esprit d’amour ce qui a été détruit dans un esprit de mépris ou d’accumulation du profit notamment vis à vis de Mère Nature. Le mobile d’action et de prière des Aumistes, n’est pas celui de la conversion d’autrui, mais bien la mise en place des transformations bienveillantes individuelles, nécessaires au devenir de citoyens conscients de leurs responsabilités.
Au lieu de se quereller en vue du contrôle de notre précieux jardin planétaire, il semble aujourd’hui impératif de défendre l’idée d’une guérison encore possible de notre planète. Durant des millénaires, les grands Maîtres spirituels nous ont encouragés à suivre la voie de l’amour pour tous les êtres vivants, pour toutes les composantes et les éléments des systèmes écologiques. La science confirme la validité de cette force qu’est l’Amour. Chacun de nous est tel une cellule dans le corps d’un super organisme en constante évolution. Comme le dit Bruce Lipton, l’éminent père de l’épigénétique, « il suffit de voir la science gravir la proverbiale montagne du savoir pour finalement découvrir que Bouddha est assis au sommet. »
L’ETHIQUE PROPOSEE PAR L’AUMISME FACE A LA NATURE
L’Aumisme propose pour notre génération et les générations futures imprégnées de la Lumière de l’Age d’Or, un Code d’honneur réglementant les rapports entre l’homme et les règnes de la nature. [1] Il nous rappelle qu’il y a un secret : « le choix quotidien » en conscience. Une nouvelle science, la neurothéologie, confirme que la conscience influence directement et à distance la réalité matérielle. Car la conscience est le fondement de la réalité.
J’aime rappeler ce que disait Einstein à ce propos : « Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons l’Univers. Il demeure limité dans le temps et l’espace. Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses émotions comme étant séparé du reste – une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels… Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants et la nature entière dans sa splendeur. »
Pas besoin d’être un spécialiste des fusées, un climatologue, un activiste anti-guerre pour mettre en pratique ce que nous allons développer maintenant (cela a déjà été fait dans l’état du Sikkim complètement organisé autour de l’écologie). Nous pouvons le faire les uns avec les autres pour guérir de cette maladie auto-immune qui ronge la planète. L’enjeu de ce « Code d’honneur de l’homme face aux règnes de la Nature » si nous en acceptons toutes les responsabilités et les devoirs, engendrera une transformation intérieure et extérieure, dont nous constaterons bientôt des changements flagrants à l’échelle de la planète :
« Code d’honneur de l’homme face aux règnes de la Nature (La Doctrine de l’Aumisme, p.206)
L’homme doit :
1 -savoir qu’il ne peut survivre sans la Nature.
2 – Protéger la Nature et les êtres invisibles qui l’habitent.
3 – Apprendre à se nourrir afin de donner l’exemple du respect de la Nature et de la vie.
4 – Cesser toute violence et agression susceptibles de créer un déséquilibre dans les Règnes de la Nature, mettant tôt ou tard en péril la Création.
5 – Ne plus se complaire dans l’ignorance des Lois de la Nature car il contribue à la déliquescence de la Terre : il devient criminel et prédateur.
6 – S’abstenir d’accroître la souffrance des mondes minéral, végétal et animal, faisant d’eux des cobayes pour les expériences malsaines et souvent inutiles.
7 – Accompagner tout sacrifice des règnes de la Nature par des prières faisant évoluer l’âme -groupe.
8 – Refuser fermement d’être les pantins du scientisme et d’une société de consommation.
9 – Savoir impérativement gérer les déchets individuellement et collectivement.
10 – Donner l’exemple aux entités visibles et invisibles peuplant la Nature, par une attitude noble, sage et pleine de compassion.
11 – Contribuer constamment à l’évolution accélérée des règnes de la nature en les ensemençant de Lumière, de bénédictions et de prières évolutives.
12 – Dans son cœur et son esprit, remplacer le droit qu’il revendique par le devoir à accomplir.
13 – Créer un « Conseil des Sages » chargé de censurer les inventions qui pourraient mettre en péril Mère Nature et notre vie sur Terre.
14 – Etre solidaire de tout ce qui vit sur Terre et dans l’Univers.
15 – Comprendre enfin que tous les règnes, humain, animal, végétal et minéral au sein de la Terre, font partie d’un Tout, comme une vague de l’océan, comme une facette du Diamant de la Création. »
Ce code éthique favorise la réconciliation avec Mère Nature. Si nous tentons de nous en approcher au maximum, en pensée et en action, ce sera déjà beaucoup.
CONCRÈTEMENT COMMENT FAIRE ?
Tout d’abord, retenons quelques principes :
– Pratiquer la non-violence dont aujourd’hui personne, après Gandhi, ne peut nier l’efficacité dans les réformes sociales : devenir non-violent vis à vis de mère Nature est un devoir. Nous avons aussi à prier pour les différents règnes, minéral, végétal, animal et humain. Notons que dans de nombreuses traditions dites animistes, l’homme doit être solidaire de tout ce qui vit sur terre et dans l’univers.
– Donner l’exemple de la noblesse, de la sagesse, de la compassion qui nous pousse à ressentir la souffrance du « super organisme » qu’est notre planète, à y remédier par amour et/ou devoir moral.
– Refuser d’être le pantin d’une société qui fait croire aux individus que plus on organise sa vie autour de la surconsommation effrénée plus on va trouver la paix. Car, en réalité, la seule vérité est celle de l’être profond, permanent, et non celle de l’avoir superficiel, éphémère.
– Concevoir la place de l’homme non plus comme un prédateur mais comme un hôte, reçu pour un hébergement transitoire et ayant le devoir de le transmettre aux générations futures.
Et prenons la décision de changer
Il s’agit alors de passer à l’action, de corriger le tir encore et encore, de faire un pas devant l’autre jusqu’à ce que nous parvenions à changer notre rapport à notre environnement.
1er pas : établir son propre contrat de conscience. A chaque moment de notre vie, il est possible de progresser dans le respect de la Nature, sachant que, le but n’est pas d’être parfait, mais de travailler à le devenir. Par exemple, pour renoncer à toute violence dans ses actes, ses paroles et même ses pensées : nettoyer les racines de la violence siégeant dans l’inconscient. Mettre la conscience au volant en commençant par faire régulièrement des arrêts, des « stop » à différents moments de sa journée pour prendre conscience de son état intérieur. Quand nous nous surprenons à nourrir des pensées de violence ou d’indifférence remplaçons-les par des pensées bienveillantes.
2ème pas : cultiver l’idée que sa transformation intérieure va contribuer à celle du monde extérieur. C’est l’attitude qui, comme le rappelle Hal Elrod, transforme le possible en certitude.
3ème pas : ne rien attendre en retour de ses gestes quotidiens. Vous serez surpris par le destin. « Aimons beaucoup sans rien attendre » comme le montrait tous les jours l’Homme de Dieu, le Seigneur HAMSAH MANARAH.
En dernier lieu il est bon de se souvenir que dans la vie il existe deux douleurs, la douleur de la discipline ou la douleur des regrets. A nous de choisir, sachant que la douleur de la discipline est comme celle d’un muscle : elle disparaît avec l’entraînement ! Nous avons à donner l’exemple sans attendre des autres qu’ils le fassent. Le Code d’honneur aumiste vis à vis des règnes de la nature propose à ceux qui le veulent un idéal à poursuivre sans relâche.
En conclusion :
Nous avons à cultiver notre jardin intérieur, ce terrain fertile où poussent de nombreuses variétés de plantes, fleurs magnifiques ou mauvaises herbes. Soyons enfin, grâce au chemin proposé par Sa Sainteté Le Seigneur HAMSAH MANARAH, « le changement que nous voulons voir dans le monde », comme le martelait le Mahatma Gandhi. Nous ne voulons plus à terme avoir à protéger la terre, nous voulons retrouver un monde où la terre n’aura pas besoin d’être protégée.
V. Bhima – Consultant en ressources humaines
*******
[1] S. HAMSAH MANARAH, L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or, p. 206