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AU CŒUR DE LA RELIGION AUMISTE : L’APPRENTISSAGE DU RESPECT

 

Dans l’Age des divisions appelé Age de Fer, le mépris génère les pires violences sur le plan individuel et collectif.

Entrer dans l’ère nouvelle, c’est commencer par restaurer le respect à tous les niveaux. Respecter, c’est « prendre en considération », « faire attention à ». Cette qualité d’attention peut seule renouer les liens entre l’homme, ses semblables et son environnement.

Certes, la religion aumiste n’est pas seule à œuvrer pour restaurer le respect. Et heureusement parce que toutes les bonnes volontés sont nécessaires, sans distinction d’appartenance religieuse ou politique. Actuellement, par exemple, avec les sonnettes d’alarmes qui sont tirées un peu partout, les humains commencent à comprendre qu’ils ont intérêt à respecter l’environnement. A coup sûr, cette réaction face aux menaces du moment est déjà utile : cela fait changer certains comportements.

Par contre, pour opérer un changement véritable des mentalités et régénérer la planète en profondeur, il faut aller plus loin dans la prise de conscience. La religion aumiste enseigne donc le sens profond du respect : son Fondateur, Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, apporte à la fois la Connaissance, car l’ignorance engendre mépris et violence, et l’Exemple qui sert de guide. Les deux sont nécessaires à tout apprentissage.

– Dans la première partie, nous rappellerons donc les trois grands axes de l’Enseignement qui ont été évoqués au cours de ce colloque.

– Dans la deuxième partie, nous évoquerons l’exemple du respect que donne son Fondateur, Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH.

 

I – DANS LA RELIGION AUMISTE, LA CONNAISSANCE FAVORISE L’APPRENTISSAGE DU RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT, D’AUTRUI ET DE SOI-MEME

 

Le respect est une valeur morale indispensable à l’harmonie sociale. Cette valeur, pouvant rassembler athées et croyants au chevet de la planète, revêt donc une grande importance pour l’Aumisme qui est au service de la paix sociale et planétaire.

Mais dans l’Enseignement de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, le respect a une aussi une dimension spirituelle : respecter les êtres vivants, c’est respecter le Divin présent en chacun. C’est ce qui garantit une prise en charge réellement durable de l’avenir individuel et collectif.

1 – Prendre conscience de la présence du Divin dans tous les règnes implique de respecter la Nature : c’est le fondement de l’écologie aumiste.

Selon l’Aumisme, la conscience humaine étant le fruit d’une lente évolution à travers les différents règnes, l’homme a le devoir incontournable de respecter la nature en agissant pour sa protection et en priant pour son évolution au sein de la Pyramide Evolutive des règnes de la nature.

2 – Prendre conscience de la présence du Divin en chaque être humain implique de respecter autrui.

C’est le fondement de la paix sociale et planétaire selon l’Aumisme

« La société de l’Age d’Or, affirme le Seigneur HAMSAH MANARAH, ne se bâtira pas sur l’anarchie, le désordre, le défaut de valeurs divisant le milieu familial, les peuples, les nations, les religions. L’idéal d’Unité suppose une valeur de tolérance et de respect mutuel devant être par tous partagée» [1]

– Il attache une grande importance au respect mutuel, qui s’apprend d’abord au sein de la famille et favorise une vraie solidarité intergénérationnelle.

– Par ailleurs, le respect de la valeur humaine, que la Déclaration des Droits de l’homme souligne, implique de voir dans les différences la richesse de la complémentarité et non des sources de divisions : 

Ainsi :

– Hommes et femmes doivent apprendre à se respecter

– Les humains de différentes cultures, de différentes races doivent apprendre à se respecter

– et « celui qui conserve en lui-même un tant soit peu de préjugés quant à la notion de race, de classe, d’idéologie, est impropre au Royaume de Dieu » [2], avertit Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH.

– Indispensable, le respect de la liberté de conscience, de la liberté de pensée – si important dans l’Aumisme qui respecte à la fois l’athéisme et les autres religions – évite la haine de l’intolérance, du sectarisme et du fanatisme, sources des guerres et des persécutions.

La position d’équilibre pour un aumiste est donc de transcender tous les préjugés sociaux ; de respecter les lois et les institutions du pays où il vit, mais de rester dans son cœur un citoyen de l’univers.[3] 

Le respect de l’environnement, le respect d’autrui, sont des notions familières. Mais il est important aussi de regarder en soi-même.

 

3 – Prendre conscience que le Divin est présent en soi, comme en chacun, implique de le respecter en développant sa dimension spirituelle

« Comment peut-on parvenir à la réintégration de la Conscience Divine si on commet l’erreur de rabaisser l’âme ? », interroge Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH. [4]

On comprend donc le sens de cette phrase de Ramakrishna : « Un homme véritable est celui qui a le respect de soi-même ».

En définitive, la clé du respect c’est ne pas oublier que « le son OM bat dans chaque minéral, dans chaque végétal, dans chaque animal et dans chaque humain… »[5]

C’est pourquoi la prière du OM, le Verbe Créateur qui favorise l’évolution de tous, va de pair avec l’action qui apporte une aide concrète dans la matière.

Dans la religion aumiste comme dans toute religion authentique, le Fondateur favorise les prises de conscience et les progrès des humains en apportant non seulement la Connaissance mais aussi l’Exemple. Il sert ainsi de Guide. Voici donc la deuxième partie  de  cet exposé :

 

II – LE FONDATEUR DE L’AUMISME DONNE L’EXEMPLE DU RESPECT

 

Pour les besoins de l’exposé, je vais présenter quelques aspects de l’exemple du respect donné par le Fondateur de l’Aumisme, mais bien sûr ils s’imbriquent étroitement. Ils expriment l’Unité intérieure de l’Etre Réalisé qui a fusionné avec le Divin, montrant ainsi aux hommes jusqu’où peut mener le respect du Divin en soi-même. Montrant que tous les obstacles peuvent être dépassés pour atteindre le but de la vie : la fusion en Dieu qui ouvre à l’infinie Compassion. 

La Compassion du Seigneur HAMSAH MANARAH s’exprime dans les moindres détails de la vie quotidienne par l’attention qu’il porte à tous les êtres.

Un exemple : comme il faisait une tournée dans le monastère, les disciples l’entouraient sans s’apercevoir qu’un couple venait d’arriver chargé de bagages. Sans rien dire, le Seigneur est allé vers eux et a pris la valise de la dame pour la porter jusqu’à son logement.

Il a toujours pris en considération les pierres, les plantes, les animaux, les bénissant sur son chemin. Il y avait en particulier dans le monastère un petit chien qui était réceptif à ce respect, à cet amour et qui arrivait à répéter le son OM avec Lui en modulant son aboiement !

1 – En tant que Maître Spirituel, le Seigneur HAMSAH MANARAH respecte le cheminement de ses disciples

Respect de l’origine religieuse de chacun : Il accueille des disciples de diverses origines sans les obliger à quitter leur religion.

Respect du rythme de chacun

« Chaque aspirant, dit-Il, est un cas distinct de tous les autres auquel s’adaptent les systèmes d’un même instructeur. Chaque disciple a un rythme convenant à ses aptitudes et son plan d’évolution » [6]

Nous pouvons d’ailleurs constater que les livres de SSHM nous accompagnent dans la vie en fonction de notre propre évolution : même quand on a fait plusieurs lectures d’un même ouvrage, il y a toujours des aspects de la Connaissance qui avaient échappé jusqu’ici et qui pénètrent le cœur et l’esprit.

Respect de la liberté individuelle :

La foi religieuse est indissociable de la liberté. C’est le contraire d’un conditionnement. C’est un choix personnel que nul ne peut imposer à un autre.

« Tout être a le droit de se retirer d’un groupe ou d’abandonner un instructeur s’il estime ne pas pouvoir le suivre et s’il n’est pas en harmonie avec son enseignement, dit le Seigneur HAMSAH MANARAH. Rien n’empêche cependant de le faire avec élégance, dignité et noblesse » [7]

Un jour, un moine demandait à retourner dans sa famille pendant 2 mois et le Seigneur a répondu : « Je te conseille de rester plutôt 4 mois à l’extérieur. Comme ça, si tu reviens, tu auras pris le temps de faire ton choix. »

Respect de l’autonomie

« Le but du vrai Maître, dit le Seigneur HAMSAH MANARAH, doit être avant tout d’amener le disciple à sa propre majorité spirituelle. Il se garde d’encourager la tendance à la dépendance trop infantile. Il se doit de préparer l’aspirant à se passer de lui par l’éveil du Maître intérieur » [8]

Et si certains venaient demander de l’aide pour des problème du quotidien avant d’avoir essayé de les résoudre, le Seigneur les renvoyait à eux-mêmes, à leur capacité de se prendre en charge : « Vous avez toutes les Clés pour trouver la solution ». Il utilisait volontiers cette image : le Maître spirituel prépare un bon repas mais il ne peut le manger à la place du disciple !

 

2 – Le Seigneur HAMSAH MANARAH donne l’exemple du respect en tant que Fondateur de religion

Le respect des différentes Traditions

Vous l’avez entendu au cours du colloque, le dogme unique de l’Aumisme, l’Unité des Visages de Dieu, implique le respect des différentes Traditions :

« Dieu, à travers Ses Emanations multiples, délivre à chaque civilisation, à chaque humanité, le même message d’Amour, de Paix, de Fraternité. Voici pourquoi respectables sont toutes les croyances religieuses, si tant est qu’elles aient été créées par l’un des Envoyés de Dieu, qu’envoie d’Age en Age le Divin pour mieux sauver l’humanité. » [9]

Le Seigneur a d’ailleurs Lui-même donné un exemple visible pour tous. L’amour et le respect que SSHM a manifestés à l’égard de toutes les Traditions n’ont pas échappé aux grands Sages et Dignitaires de ces Traditions d’Orient et d’Occident : en retour ils lui ont conféré les titres et les plus hautes initiations comme preuves d’estime spirituelle, reconnaissant par là même les qualités d’une âme réalisée.

« Je ne prêche pas dans la théorie mais suis entré au cœur de chaque religion, ai aimé et vénéré tous les Prophètes, tous les Messies du passé… J’ai mis mon Corps en résonance avec chaque lieu Sacré puis ai bâti l’idéal d’Unité dans la Cité Sainte de Mandarom Shambhasalem, accrochée au versant d’une montagne de Haute Provence » [10] Cette Cité Sainte, vous l’avez visitée hier : vous avez vu que la construction en un même lieu de temples et statues de différentes Traditions est un symbole de respect et d’amour pour les croyants d’origines diverses   : le souhait du Seigneur est que chacun y trouve ce qui parle le plus à son cœur. 

  • La construction du Temple Pyramide de l’Unité doit être aussi un symbole de l’Unité dans le respect des différences. Il comportera des éléments architecturaux de différentes traditions. Non parce qu’on prendrait des ingrédients un peu partout, mais parce que le retour à la paix est un retour à l’unité originelle des religions.

Il accueillera des hommes et des femmes de bonne volonté de toutes les Traditions.

 

3 – Le respect est un aspect de la divine Compassion du MESSIE

La Mission du Fondateur de l’Aumisme en tant que MESSIE, c’est d’intervenir pour aider à sauver la planète quand elle se trouve asphyxiée par des pensées et des actes destructeurs. Le MESSIE intervient de multiples façons dans le visible et l’invisible. Mais si les humains n’avaient qu’à laisser Dieu aplanir les difficultés, ils ne changeraient rien à leur façon néfaste de penser et de se comporter et ils ne sauraient pas sauvegarder la paix. Le MESSIE vient aider notre humanité à faire l’apprentissage d’une fraternité durable qui commence avec celui du respect.    

Il vient guérir l’humanité du mépris. Pour cela :

Le MESSIE exprime Lui-même Son respect du Divin en chaque être

Il rend hommage au Moi-Suprême en chaque disciple qu’Il accueille :

« Lorsque nous affirmons, dit-Il, cette grande vérité : « Hommage au Dieu Tout-Puissant présent en chacun », cela signifie que nous nous prosternons devant cette Perle de Lumière que l’Esprit d’Unité a déposée en chaque âme, en chaque corps humain, en chaque animal, végétal et minéral de la Pyramide Evolutive » [11]

Le MESSIE donne la leçon du respect même envers les intolérants

En acceptant la Mission d’aider les humains à changer de mentalité, à retrouver leur unité salvatrice, l’Envoyé Divin s’expose à l’agressivité de ceux qui ne veulent pas s’améliorer. Pourtant, le Seigneur HAMSAH MANARAH écrit : « Nous sommes respectueux de la police, de la justice, des partis politiques, des religions et des droits de toutes catégories. » [12]  La religion qu’Il a fondée est au service de la paix sociale et planétaire. Et Il répond lui-même à l’intolérance en donnant l’exemple du respect, de la non-violence, exprimant ainsi Sa divine Compassion.  

« Moi, Monsieur, je vous respecte ! » a-t-Il répondu à un intolérant particulièrement insultant à son égard.

Le Seigneur nous enseigne que la clé de ce calme intérieur à conquérir est de voir Dieu en l’autre  même s’il se conduit de façon inacceptable. Il nous apprend que la Compassion s’exprime en priant pour l’évolution de ceux qui se laissent prendre au piège infernal du mépris et de la violence.

Et enfin :

L’ultime respect de la liberté humaine s’exprime dans le Jugement de la Fin des Temps 

Venu pour aider les humains à prendre en charge l’avenir de leur planète, le MESSIE démystifie ce que l’on appelle le Jugement de la Fin des Temps. Il ne s’agit pas d’un châtiment sanctionnant les erreurs passées. Le MESSIE est venu accorder Son grand Pardon à tous pour que chacun soit libéré d’un passé pesant et puisse faire son choix librement : le Jugement, c’est un choix proposé ici et maintenant, « Pour ou contre l’Age d’Or », c’est-à-dire pour ou contre le changement de mentalité qui nous permet de sortir de l’engrenage de la violence sous toutes ses formes et de retrouver le goût du bonheur véritable, la capacité d’être en harmonie avec tout ce qui vit.

Le Messie dit à chacun :  « L’avenir t’appartient, le choix décisif pour ton destin est entre tes mains » [13]  Il nous avertit des conséquences terribles pour notre planète si nous refusons de changer individuellement et collectivement. Mais Il donne le choix, respectant la liberté de chacun car le changement durable qui sauvera la planète est le fruit d’un engagement libre et responsable, d’un effort volontaire.

 

POUR CONCLURE

Pour conclure à la fois cet exposé et ce colloque sur l’importance du respect, nous rappellerons que l’apprentissage du respect caractérise l’Enseignement de la religion aumiste dont le but est celui d’une religion authentique qui a pour mission de relier ( du latin : religare).

Le respect restaure le lien

  • entre les hommes et Dieu présent en chacun,
  • entre les hommes et leurs semblables,
  • entre les hommes et la nature qui est vivante. 

C’est pourquoi l’Aumisme est la religion de l’Unité dans le respect des différences :

« L’unité, c’est avant tout l’union dans le respect des différences, non leur disparition»  dit Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH. [14]

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[1] Vers un Age d’Or d’Unité p. 141

[2] Une Loi pour détruire le Mal p. 418

[3] cf L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or p. 332

[4] La Réintégration divine par le Yoga p. 75

[5] La Révolution du monde des vivants et des morts p. 198

[6] La Réintégration divine par le Yoga p.149

[7] Le Maître spirituel et le disciple p. 226

[8] Le Maître spirituel et le disciple p. 125

[9] Le Flambeau d’Unité p.64

[10] Vers un Age d’Or d’Unité p.518

[11] Vers un Age d’Or d’Unité p.552

[12] Périple d’un Yogi et Initié d’Occident p. 88

[13] Vers un Age d’Or d’Unité p.545

[14] La Révolution du monde des vivants et des morts p. 85